Vie Nomade • Voyage, culture & contre-courant, depuis 2008À proposPresseProContact

À Contre-
courant

J’ai survécu, yeah!

Mes aventures extraordinaires… J’en ajoute régulièrement :)

À Barcelone, les aventures extraordinaires c’est le quotidien. Entre le mec qui me propose une partie de badminton dans la rue à pas d’heure de la nuit, le type qui me crache dans la nuque et se taille sans raison et le reste…

J’ai mangé du serpent à Taïwan, littéralement à toutes les sauces: sang et poison, aromatisés au… sperme de serpent. Et puis une délicieuse soupe à la chair de serpent, ainsi qu’un sauté de viande de serpent sur lit de liserons.

J’ai été sauvée d’un quartier des plus douteux à Manille, Philippines, par deux gaillards locaux que j’avais rencontré au hasard sur une île. Je n’était pas trop en confiance, ne le connaissant pas, mais que faire? J’avais vraiment l’impression que j’allais me faire tirer dessus si je pointais mon nez dehors, là où j’étais. Fort heureusement, les types se sont montrés adorables! Ils m’ont fait visiter *toute* la ville à la course en une journée. Je suis arrivée à l’aéroport en sueur, 30 minutes avant le départ de mon avion.

J’ai couru à moitié à poil dans la glace islandaise, à -17°C, entièrement mouillée, pour apercevoir une aurore boréale (non, non! je sortais juste d’un jacuzzi).

Aurore boréale en Islande

L’aurore boréale? Ben elle valait le coup!

J’ai survécu à une tempête de neige en Islande. On n’avait plus d’essence, on pouvait à peine ouvrir les portières de la voiture à cause du vent, on n’y voyait rien, personne sur les routes… et le froid glacial. Hors-piste, si on n’avait pas réussi à nous remettre sur les voies, on aurait certainement retrouvé deux jolis squelettes enlacés au printemps suivant.

Je me suis bousillé le coccyx en jouant la cavalière effrontée. Ma monture à moitié sauvage m’a joyeusement envoyer manger le sol espagnol. À mon réveil, j’ai pu constater que les jambes fonctionnaient toujours, mais ouch, j’allais avoir du mal à m’asseoir pendant les 6 mois qui allaient suivre.

Je suis restée coincée pendant 15 minutes sur la tyrolienne d’une via ferrata, à je ne sais combien de mètres du sol, dans une gorge où j’imagine qu’un hélicoptère aurait eu du mal à me récupérer. Heureusement, je m’en suis sortie sans faire appel à l’armée de l’air.

J’ai survécu à la mousson srilankaise, woohoo! Je dis survécu, parce que là où j’étais, y’avait quand même 250’000 types qui n’avaient plus d’abris et quelques 75 morts qui n’avaient plus de… vie. C’était drôle, à part ça, de se balader l’eau jusqu’aux genoux. On aurait pu utiliser des bateaux dans les rues (mais pourquoi donc les gens n’y ont-ils pas pensé?)

J’ai nagé avec des tortues géantes, oh wow, c’est pas donné à tout le monde. Mais surtout, avec un serpent tricot rayé, une des bestioles les plus venimeuses au monde. Bon, je ne savais pas ça, je le trouvais juste vraiment beau, l’animal. Alors j’ai passé un peu de temps à le regarder et je me suis empressée de raconter ma trouvaille à mes compagnons qui étaient à la limite de faire sortir leurs yeux des leurs orbites.

J’ai appris à conduire un scooter dans le traffic à sens unique inscrit dans un carré (courbes à 90°) en Thaïlande, avec une passagère, en finissant par erreur sur une autoroute, en prenant une route de montagne où la bécane avait du mal à gérer notre poids… en me faisant arrêter par la police… et relâcher malgré l’évidence (comment je la redémarre ce truc? zut).

J’ai été demoiselle d’honneur au Sri Lanka, avec le sari et tout! Et un sari, c’est beau, mais qu’est-ce que c’est pas pratique quand vous devez aller aux toilettes pour vomir (et autres) toutes les 5 minutes. Comme vous savez pas trop par où ça va sortir, vous avez intérêt à savoir gérer les plis de l’étole.

Je me suis lancée dans un roadtrip à scooter dans la Thaïlande profonde (2’200km), avec mon amie, qui au 6ème jour s’est explosé l’épaule et le bras: renvoyée à la maison! Quant à moi j’ai dû continuer seule, j’étais à mi-chemin. Panne d’essence, conducteurs fous, romance ratée, autoroute, autoroute, autoroute, thaïlandais sympathisants, collants, accueillants, incrédules… J’ai vu de tout, mais pas d’éléphants.

Je me suis fait tatouer un motif puissant et magique dans la jungle thaïlandaise, par un shaman (après quoi, j’ai mangé du sang de porc cru).

J’ai mangé des trucs incroyables, après le sang de porc cru: des crevettes vivantes, toutes les parties imaginables du porc, du poulet, du boeuf y compris les plus reculées… des insectes, de la peau de buffle, des fourmis, du tofu puant, des pâtés de sang de bête, des oeufs de cent ans. J’attends encore les abeilles, le gecko barbecue et le balut: vivement!

Je me suis endormie sur mon scooter au Vietnam (sérieux, ils conduisent comme des escargots là-bas, d’un ennui), j’ai tapé ma tête, j’avais une gueule à faire peur aux enfants, et surtout, j’ai perdu la mémoire pendant quelques heures. Je ne savais ni où j’étais, ni qui étaient ces gens, ni pourquoi j’aurais eu cette folle idée d’aller au Vietnam? Le réveil chez le médecin de village était fort, c’était comme de se retrouver dans la 23ème dimension. Je ne sais pas comment j’ai réussi à signaler malgré tout que j’étais allergique à la pénicilline alors qu’il allait m’en faire ingurgiter. L’instinct de survie, ma foi.

Accident moto vietnam

Ma gueule peu après l’accident.

J’ai fêté en l’honneur d’un fantôme au Laos, dans un village perdu au bord du Mékong. Je ne savais pas trop ce que c’était, toute cette musique, mais j’ai littéralement été amenée, nourrie, choyée par les villageois. Les fantômes, ça a du bon des fois.

J’ai pénétré (par effraction?) une plage paradisiaque au Vietnam, interdit d’accès aux étrangers par les forces de l’ordre, grâce à un sympathique gaillard qui nous a embarqués, moi et mon amie, sur son scooter, à travers la jungle et le sable, loin de l’entrée officielle.

J’ai été arrêtée par la police laotienne alors que je conduisais sans permis. Ils m’ont laissé marchander l’amende et le chef m’a même offert sa protection pour la suite de mon parcours… en échange de mon numéro de téléphone. Pourquoi pas. J’ai fait causette avec 5 gaillards en uniforme, qui ne trouvaient pas trop leurs mots, au bord de la route.

J’ai survécu à Gawai, la fête de la récolte du riz à Sarawak, sur Bornéo, côté Malaisie. Les locaux ouvrent leurs maisons aux amis, qui passent de l’une à l’autre avec une règle primordiale: on ne refuse pas un verre offert par le maître de maison. Dans la demeure du sénateur (lui-même!), j’ai été arrosée de liqueur de riz à un rythme défiant toute concurrence. 17 verres en 3 heures, rincés à la bière. On s’est couché très tôt (mais alors vraiment très tôt) ce jour-là.

J’ai dormi sur le parvis d’un temple chinois quelque part à Taiwan, après un festival de rock, suivi d’une fête folle improvisée sur une plage au hasard avec un vrai DJ et des taïwanais super enthousiastes.

J’ai traversé un morceau considérable des Etats-Unis en train et en bus. Mes compagnons de voyage? Improvisés. Prostituées, vétérans de guerre, gens maudits en fuite… Je me suis promise de ne refuser aucune discussion et ça s’est transformé en l’expérience d’une vie.

Par Corinne Stoppelli

Je suis Corinne, un petit oiseau libre. Sans domicile fixe depuis 2010, je sillonne la planète à la recherche d'inspiration et de points de vue différents. Sur Vie Nomade, je partage mon regard sur le monde, le temps et le changement, d'une plume sincère et d'un objectif curieux et ouvert. En savoir plus?

La Newsletter Nomade

100% naturel et sans spam
lisez la notice pour en savoir plus

J'aime Vie Nomade!

Rédiger un commentaire?

(19 commentaires)

  1. Quelles aventure, c’est vraiment incroyable toutes ces histoires :) J’essaye d’imaginer dans plusieurs décennies avec les petits-enfants qui écoutent tout ça :)

  2. Supers histoires… Et à mon avis, c’est pas encore fini ;)
    Profite ma chère, profite !

  3. Julie

    Ouh bah dis donc, moi qui suis en train de me demander s’il faut que je prenne une assurance voyage ou pas, tes petites histoires m’ont calmées !! En tout cas tu vis à fond ton voyage et c’est l’essentiel, fais gaffe à toi quand même :D

  4. Gilles Broennimann

    djeuuu, c’est super bien raconté en plus.

  5. Cette liste donne le tournis!

    Tu es une WARRIOR :)

    NowMadNow

  6. Wow tu as survécu à quelques trucs bien violents quand même! Tu serais pas un peu casse-cou par hasard?

  7. Stéphane

    Je viens de tomber sur ton site, supers articles ! J’ai moi aussi quitté mon pays (la France) début 2011. J’ai un style de voyage un peu différent car je ne suis pas mon propre boss. Jusqu’à maintenant j’ai eu tendance à me sédentariser pour travailler en restauration. J’aime mon travail, et il me permet de mettre de l’argent de côté, pour le dépenser ensuite en voyageant dans le pays ou aux alentours. J’ai ainsi vécu en Angleterre, au Canada, je viens de redéménager en Australie, et j’ai voyagé à travers quelques autres pays d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Amérique Centrale. Je me retrouve dans plusieurs de tes articles, ceux parlant d’aventures extraordinaires, de solitude, d’incompréhension des gens, de rencontres improbables et parfois surréalistes… Bref, merci de partager tes expériences :)

    • Hello Stéphane! Un grand merci! Je suis ravie que quelqu’un puisse partager un peu mon ressenti! J’ai un ami aussi qui travaille dans la restauration un certain temps, puis part voyager, puis recommence. Il jongle ainsi entre cuisines et reste du monde, c’est tout un menu :)

  8. Chega

    Bel humour décapant! On dirait du vécu… ;-)
    je crois que la chose que je préfère chez les voyageurs, c’est leur humour, juste après leur amour du voyage!

  9. Supers anecdotes ! J’espère que tu pourras continuer encore longtemps ;)

  10. Waou, ça en fait des situations toutes plus incroyables les unes que les autres !
    Super blog en tout cas, très intéressant :)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Partagez cet article avec un ami