6 méthodes efficaces pour faire disparaître l’inutile
Le grand départ approche? Que faire de tous ces biens matériels qu’on ne peut pas empaqueter dans le sac à dos de la liberté? Je vous livre en quelques points des idées et techniques.

1. Ne jetez pas, s’il vous plaît!
Certains seront peut-être tentés de jeter une bonne partie de leurs biens (tellement plus rapide). Je vous encourage à penser que tout objet qui vous servait est prêt à avoir une nouvelle vie auprès d’un autre heureux propriétaire!
Notre culture est un brin trop axée sur le remplacement facile des objets qui ne nous plaisent plus ou qui seraient à rénover. On oublie souvent les gens dans la difficulté, les amateurs de vieilles choses, les artistes / bricoleurs de récup’ et les gens qui préfèrent ne pas acquérir du neuf pour ne pas cautionner cette politique (malheureusement) polluante.
Si l’on peut éviter à nos décharges de grandir démesurément de jour en jour au profit d’une petite aubaine pour d’autres gens, essayons!
2. Donner aux proches
… ou aux proches des proches. Il y a les amis, mais aussi les amis des amis, la famille. Votre vaisselle, par exemple, est quasiment neuve? Je suis persuadée qu’en y pensant bien vous trouverez quelqu’un ravi de remplacer la sienne!
On peut très bien imaginer un petit cocktail vide-grenier où ses amis se serviraient de ce qui leur plaît en libre-service!
3. Donner aux associations de récupération
En Europe fourmillent les associations qui récupèrent habits et objets pour les revendre à petits prix pour défavorisés et étudiants. Tout est réutilisable!
En Suisse, nous avons par exemple Emmaüs, Coup d’Pouce (qui viennent toutes deux ramasser les objets à votre domicile) et puis l’internationale Croix-Rouge pour le vestimentaire.
4. Faites un peu de bénéfice avec les enchères en ligne
Vous seriez étonnés de voir tout ce qui se vend sur les sites d’enchère en ligne (habits, petits objets déco, CDs, meubles, etc.)! Outre gagner un peu d’argent de poche sur un objet qui finirait au débarras, vous lui permettez aussi d’obtenir une nouvelle vie.
Le point négatif: cela demande un certain temps de tout répertorier, photographier, décrire pour mieux vendre. Sans parler des frais demandés par certains sites (qui même si légers par objet, s’accumulent rapidement quand on vend moult petites choses).
À vous de juger si le temps et l’énergie nécessaires sont justifiés! Sinon, retour au point n°1.
En Suisse, mes services préférés sont Ricardo (payant) et Anibis (gratuit, mais pas de vérification / protection juridique). Je préfère le deuxième pour les objets de peu de valeur. En France et ailleurs, il y a bien entendu le géant ebay.
5. Donner à qui veut bien: Freecycle
Initiative plutôt originale qui a pris sa source aux Etats-Unis, Freecycle vous permet d’offrir vos objets inutilisés à qui le veut bien, tout près de chez vous! Chaque grande ville dispose de sa communauté, à laquelle vous pouvez gratuitement adhérer et proposer vos objets sous forme de don. Vous vous arrangerez ensuite avec le futur heureux propriétaire pour qu’il récupère la marchandise.
Malheureusement, ce n’est pas encore très diffusé en Suisse. Mais dans d’autres pays francophones, cela a l’air de plutôt bien marcher! J’espère que ce n’est qu’une question de temps.
Si vous avez déjà testé Freecycle, je serais ravie de connaître votre expérience!
6. Et les choses auxquelles on est si attachés?
On a certainement tous des souvenirs ou des objets dont on a du mal à se débarrasser. Il y a toujours la possibilité de les prêter à des amis durant vos escapades, de les stocker dans une cave familiale, ou alors de louer un espace de stockage près de votre logement actuel (type garde-meubles).
Autres moyens?
Connaissez-vous d’autres moyens ou d’autres associations de récolte en Europe? Je serais ravie d’étoffer ma liste.
Ce billet a été publié le Vendredi, mai 29th, 2009 à 10:37 dans la catégorie Les Préparatifs. Vous pouvez suivre les réponses grâce au flux Commentaires RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou effectuer un trackback depuis votre site.
Un tas de fouillis à éliminer!

Mais également, pour éviter une rechute.
“Stop buying stuff you don’t need”
http://diveintomark.org/archives/2008/11/03/the-pursuit-of-happiness
Lire le dernier billet de Yoan: Messages powered web applications
Très bonne remarque, effectivement :)
Se débarrasser par paliers me semble aussi efficace (commencer par les endroits où l’on stocke les choses qu’on utilise le moins… mais va-t-on les réutiliser un jour au juste? Zou)!
Les objets auxquels on est si attaché, il faut liquider aussi. On s’aperçoit rapidement qu’on y pense même plus!
C’est vrai que l’idéal serait de faire un gros tabula rasa… et comme compromis peut-être, prendre nos belles choses en photo pour le souvenir ;)
Moi, j’ai la chance d’avoir mon « grenier gratuit »: ma chambre chez ma mère. Elle est encombrée d’un tas de trucs que j’ai acquis au cours de mes « différentes vies à l’étranger », c’est tellement plein qu’on croirait presque je vis toujours là! Cependant ce bazar est ouvert à ma famille et à mes amis: si vous avez besoin d’un livre, d’un lot d’assiettes, d’une lampe ou autre: SERVEZ-VOUS! Le deal, c’est d’en prendre soin et de me les rendre le jour où je m’installerai dans le coin (ce qui n’est pas prêt d’arriver!).
Cet article est super intéressant, Corinne, bravo!
Tiens, c’est une excellente idée que la chambre en libre-service avec retour des objets, merci d’avoir partagé :)