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Carnet de voyage en Polynésie Française: Le Pacifique, entre Tahiti et Moorea

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Premiers pas en Océanie. C’est le carnet d’un voyage en Polynésie Française, sur les îles de Tahiti et de Moorea. C’est aussi l’histoire d’une voyageuse fatiguée, à la recherche d’émotions oubliées (peut-être perdues). Prendre une pastille de Pacifique, le meilleur médicament?

Jour 0 – Si proche, mais si loin

Je m’apprête à prendre mon envol direction le Pacifique. J’avais déjà fait la connaissance du Pacifique, mais pas aussi profondément, pas « là au milieu ». Vous voyez ce que je veux dire? Pas là, sur ces petits joyaux d’îles singuliers, disséminés dans le bleu.

Je suis quelqu’un qui aime se rendre discrète. Et très naturellement, à l’heure de préparer ma valise polynésienne, j’ai emporté toutes les variations de bleus, de turquoises et de blancs que je pouvais trouver. Dans l’imaginaire que j’ai du Pacifique, il me semble juste que l’on puisse se fondre dans les plus belles nuances de l’univers.

Dans mon imaginaire du Pacifique aussi, tout sent la fleur: une odeur suave, pas capiteuse, une senteur qui embaume. La beauté du monde qui se couronne des pétales roses, blancs, jaunes du frangipanier; qui s’auréole d’un soupçon de vanille peut-être. Je me demande si l’effluve d’une rose de Tahiti ressemble à un quelque chose que je connaisse déjà. Je me demande comment elle se mélange à celle des bananes, goyaves et mangues du marché. Je me demande si je repartirai accro à jamais à l’odeur du tiaré, à la fragrance du monoï mélangée à celle du sel et du sable sur ma peau.

Je suis à Paris, dans ma chambre au Nomad Hotel à Charles de Gaulle. Dehors il fait froid mais cela importe peu, puisque demain je serai au fin fond de la planète. Je retrouve enfin l’étincelle d’excitation de mes nouveaux départs, celle qui précède toujours un plongeon dans l’inconnu.

Fleur de frangipanier

Une fleur de frangipanier (ou tipanie, en Polynésie Française)

Jour 1 – Prendre la température

Vingt-deux heures trente de voyage en avion, ça a le don de rétamer. Revenir dans le temps? D’une curiosité indéniable, pour l’esprit mais surtout pour le corps. Gino, le chauffeur de ma maison d’hôtes, le Fare Rea Rea, vient me chercher à l’aéroport. J’arrive toute moite avec au cou une couronne de tipanie qui cache un peu le besoin urgent d’une bonne douche. Au lit à 0:55 (le temps de chasser un immense cafard de ma chambre et d’aider mes colocataires mexicaines à faire sortir un chaton réticent de la leur) je me réveille à 5:20 avec le souvenir vivace et agréable qu’ici, la vie commence très tôt.

Je m’active donc presque naturellement, contrôle les heures d’ouverture des supérettes (5:00, tout va bien) et me rend faire mes premières courses, en la compagnie très littérale des poules qui se sont levées avec moi (voire plus tôt, en vraies poules autochtones). Je passe des minutes interminables devant chaque étalage pour comprendre, jauger, comparer, décider. Je repars avec un panier modeste et plutôt habituel: pâtes, riz, tomates, crème, ail et le luxe d’un peu de fromage. Je suis heureuse de retrouver des fourneaux où je pourrais exercer, très simplement, une autre de mes passions.

Au Fare Rea Rea, il y a d’excellents fruits frais! Au marché de Papeete aussi. Comme je l’imaginais, il embaume la fleur – le légume vert, rouge – l’ananas, la banane – le monoï. Les petits parcs très verts, en ville et en bord de mer, sont peuplés de gens qui se reposent ou contemplent. Au port des voiliers, on a reconstitué un aquarium des espèces locales. Avec mes nouveaux amis fraîchement expatriés, François et Camille, on s’amuse à suivre le très curieux poisson-vache, avec ses cornes et sa détermination d’aller jusqu’au bout du bassin, très vite.

En ce moment c’est la saison des pluies. Les sommets de Papeete (d’un vert luisant quand le soleil veut bien) se couvrent donc régulièrement de nuages épais. Une pluie fine nous rappelle régulièrement qu’on n’échappe nulle part à l’indécision des éléments.

Architecture chinoise à Papeete

Entrée de l’Association Philanthropique Chinoise de Papeete: un mélange de cultures architectural

Dormir à Papeete

À Papeete j’ai tout d’abord choisi le Fare Rea Rea, à une quinzaine de minutes à pieds du centre-ville. Ce qui m’a branché avant de réserver? Sa description familiale, sa piscine, son joli jardin et l’idée de pouvoir y faire des rencontres. J’ai adoré mon séjour là-bas en tout points! Luc et sa femme sont des personnes radieuses, la cuisine extérieure est grande et ne manque d’aucun ustensile: tout est là pour un séjour tranquille. Vous pouvez comparer le prix de chambres sur Booking. Le Fare (cela veut dire maison d’hôtes!) est aussi disponible sur Airbnb (il suffit d’entrer « Fare Rea Rea » dans le moteur de recherche pour le trouver).
Pour mes derniers jours à Papeete avant le départ de ma croisière, j’ai choisi un Airbnb proche du centre et du port. J’ai logé chez la très gentille Isabelle!
Si vous n’êtes pas encore inscrit sur Airbnb, suivez ce lien pour un bon de 20€ à faire valoir sur votre prochain voyage.

Jour 2 – Le premier lagon

Il est d’évidence que les réveils entre cinq et six heures du matin vont devenir une agréable habitude: j’imagine déjà qu’à mon retour en Europe, je passerai au rang des fous pour me lever de mon plein gré à de telles heures… Ou alors reprendrai-je naturellement et automatiquement des habitudes plus européennes?

Bref, je me lève à cinq, je prépare tranquillement la table et le café, je prends un bon petit-déjeuner. Si la mousson est clémente, je m’offre le luxe d’un saut dans la piscine. Entre six et sept les autres hôtes commencent à affluer sous le porche du Fare Rea Rea: on partage un café et des rigolades.

L’après-midi on emprunte une voiture afin de visiter notre tout premier lagon, de prendre notre tout premier bain. La route prend de la hauteur et l’on entrevoit le magnifique mélange de bleus, celui de la carte postale du bout du monde. On s’arrête à juste 18 kilomètres de Papeete, à la plage de Vaiava (ou PK18, du petit nom de sa borne kilométrique). C’est un endroit modeste et calme.

Dans le lagon, l’eau est si calme que l’on n’y ressent aucun courant. Dessous, un terrain de jeu parfait pour une débutante comme moi! Je m’engage dans une chasse au poisson le plus curieux, le plus coloré, le moins timide.

Jours 3 et 4 – Se rasséréner, prendre le temps

Les jours se poursuivent dans le calme, puisque c’est ce dont j’avais justement vraiment besoin. Les belles rencontres me rassérènent, j’y trouve du soutien, un soutien discret, muet même. Ici la gentillesse semble être un art de vivre et, déjà avant de partir, j’étais on ne peut plus curieuse de découvrir le vrai Pays des Bisounours, celui où même les raies et les requins viennent chercher de gros câlins.

Mes robes à fleurs, mes boucles d’oreilles à fleurs, mes barrettes à fleurs… Tout ça trouve enfin sa place ici: toutes ces petites choses que j’avais acheté avec tendresse mais que je n’osais arborer, dans notre discrétion toute européenne. Ici la beauté du monde est célébrée, la tranquillité de l’esprit aussi. Les cheveux sont décorés de pétales en fête, les jardins regorgent de fruits et de fleurs. Abondance.

À mon arrivée, j’ai tout de suite attrapé un refroidissement, signe que mon corps se relâche enfin, doucement. Car c’est généralement là que je tombe malade, lorsque j’arrête de serrer mes dents, de tendre mes muscles, lorsque mon coeur et mon corps retrouvent un soufflent régulier.

Mais par contre, je ne sens plus rien! Mon nez est aussi bouché que si j’avais attrapé la grippe en plein hiver suisse. Je suis déçue de ne pas pouvoir sentir les arômes, les fleurs, les saveurs et la terre d’ici qui se réchauffe après la pluie, mais c’est une étape nécessaire pour me retrouver. Et puis, il reste toujours le chant de ces oiseaux inconnus et les couleurs de ces êtres aquatiques délicats pour me mettre de bonne humeur. Ça et un magnifique coucher de soleil…

Coucher de soleil à Tahiti

Coucher de soleil sur la plage de sable noir du Tahiti Pearl Beach

Jour 5 – Le sable noir et le fracas de l’eau

Les très longues matinées dues aux réveils très matinaux te laissent le temps pour mille affaires, comme par exemple se rendre au marché de Papeete avec la seule (très) bonne raison d’y acheter du poisson bien frais à mettre sur le grill.
« Bonjour, sais-tu où je pourrais trouver de la coriandre fraîche? » (oui, ici tout le monde se tutoie)
« Je l’ai finement hachée pour la mettre là-dedans, avec du gingembre, c’est très bon! » La vendeuse roule un peu des « r » en ouvrant un petit conteneur qu’elle me glisse sous le nez. Les effluves de cette huile inconnue débouchent mon pauvre nez enrhumé. Je repartirai sans mon bouquet de coriandre, mais avec une sauce délicieuse et faite maison pour le poisson du midi.

Bien repue, je pars explorer la côte nord de l’île de Tahiti avec Camille et Xavier François. On emprunte une voiture et l’on se rend jusqu’aux Trois Cascades de Faarumai où nous attend une chute d’eau immense. Voir débouler toute cette eau de la montagne, au coeur de cette jungle luxuriante, est un cadeau pour les yeux. Son fracas dans le bassin dégage une vapeur fraîche qui pétille sur la peau. Les deux autres cascades étaient fermées, probablement en raison de la saison des pluies qui rend l’entrée dans les terres de l’île délicate. Il paraît que les gens ont tendance à se perdre ou se faire surprendre par les crues ici, et c’est la raison pour laquelle il vaut mieux ne pas s’y aventure tout seul à pied.

Après ce spectacle, on reprend la route en sens inverse afin de découvrir les principales attraction de la côte, comme le célèbre Teruaporea, le trou du Souffleur de Tiarei: un orifice dans la roche duquel se faite entendre un grondement, accompagné d’un souffle de vapeur. Il paraît que les guerriers d’antan y jetaient les corps sans vie de leur ennemis.

Le long de la route, il y a plusieurs points de vue desquels on peut admirer la beauté de l’île, son sable noir, ou observer les petits et grands surfeurs qui attendent patiemment leur vague. Il y a aussi la Pointe de Vénus, un vrai petit bout du monde dominé par le phare Teara o Tahiti.

La mousson nous surprend au moment de découvrir le tombeau du dernier roi de Tahiti, Pomare V. C’est une île pleine d’histoires et de légendes et je ne suis qu’une très humble passante qui s’enfuit sous la pluie, afin de mieux revenir avec le prochain passage du soleil.

Manger du mahi-mahi à Tahiti

Le mahi-mahi (une sorte de daurade) achetée au marché de Papeete

Les Trois Cascades de Faarumai

Végétation luxuriante aux Trois Cascades de Faarumai, Tahiti

Jour 6 – Tahiti Iti et la côte sud

Après une longue matinée d’une pluie fine et avec la réapparition soudaine du ciel bleu, on reprend notre exploration de l’île en voiture. Nous nous rendons jusqu’à Tahiti Iti, la presqu’île au sud-est, rendue célèbre pour Teahupoo, un spot de surf de renommée mondiale. Pour moi qui n’y connais rien cependant, ce sera plutôt une virée au nord, dans le charmant village de Tautira. Ici les habitants ont une visuelle spectaculaire sur les montagnes verdoyantes environnantes.

À Tautira nous sommes surpris par la pluie et nous abritons sous une petite baraque qui ressemble à un abri de bus, avec les fillettes du quartier qui jouaient là. Ia Ora Na! Quelques autres habitants nous y rejoignent. Dix petites minutes passent et le bitume reprend à exhaler en vapeur ce qu’il reste de la mousson.

Puis la route reprend, agrémentée de cascades, de sublimes bords de mer, des verts hypnotisants de l’île. Nous faisons quelques haltes mais la plus mémorable restera certainement celle de la grotte de Mara’a. J’ai adoré ce petit parc sur la route principale (qui longe la côte, avec son beau profil de cocotiers). C’est un zoo de végétation, une mini-jungle à observer et respirer. Il y a de magnifiques fleurs. comme l’Albizia, l’Hibiscus, l’Oiseau du paradis mais aussi des fougères qui pendouillent, des Monsteras de taille monstrueuse et des feuilles plus grandes que toi!

Grotte de Mara'a, Tahiti

La végétation luxuriante de la grotte de Mara’a

Jardin Botanique de Tahiti

Cabine téléphonique près du Jardin Botanique

Jours 7 et 8 – Le petit port de Moorea

Le départ de Tahiti ne s’est pas fait sans larmes. Un tas d’émotions se bousculent en moi: les mauvais souvenirs d’il y a deux ans – la rupture d’une petite routine tahitienne (à peine formée) qui me seyait si bien – laisser derrière moi de nouveaux amis – la fatigue du burn out toujours bien là avec toutes les angoisses qu’il amène, notamment celle de ne pas réussir à voir, à faire alors que je suis ici, au parfait autre bout de la terre.

Camille et Xavier François ont la gentillesse de m’emmener au port. Ils me lancent un salut polynésien de la voiture qui s’éloigne alors que je monte les marches où m’attend l’immense Ferry 2 d’Aremiti: une traversée, un vague à l’âme. Je guette la présence de dauphins comme si m’accrocher à leur présence aurait le pouvoir de me tirer d’un seul coup de ma déprime. Pas de dauphins.

Anthony, mon nouvel hôte, m’accueille à mon arrivée au port. Il roule pieds nus sur son vélo. La beauté de l’île se perçoit aussitôt, encore ces verts intenses, mais avec le soleil qui joue derrière les pics et crée un immense halo de lumière.

J’apprendrai rapidement qu’Anthony fait aussi partie de notre désormais grande famille nomade, parti sur la route en 2010 comme moi. Le courant passe très vite et on se raconte un tas d’histoires. Enfin, il m’écoute surtout raconter les miennes je crois. J’en suis reconnaissante, je crois que j’avais besoin de parler et d’être comprise, sans jugement. Il m’accueille dans ses journées, lui aussi avec une grande gentillesse. Avec ses amis on joue aux dominos, on mange, on rigole, on prend aussi parfois plaisir à ne rien faire du tout. Et ne rien faire du tout, ça faisait vraiment longtemps!

Le lagon de Moorea et le Sofitel

Le lagon de Moorea et son emblématique hôtel Sofitel, du point de vue de Toatea

Dormir à Moorea

Principalement par envie de loger avec les habitants de l’île, j’ai opté encore une fois pour Airbnb pour mon petit séjour à Moorea. J’y ai réservé une « petite chambre au paradis » chez Esther et Anthony où j’ai passé les excellents moments que je vous décris plus haut et plus bas. Leur maisonnette et leur magnifique jardin sont situés à juste quelque pas du port des ferries, à Vai’are. Si vous n’êtes pas encore inscrit sur Airbnb, suivez ce lien pour un bon de 20€ à faire valoir sur votre prochain voyage.

Jour 9 – Bravoure

Le kayak et moi, ça fait mille. C’est sans doute curieux pour quelqu’un que la voile passionne, mais j’ai peur de l’eau profonde. L’épaisseur d’une coque qui ne se retourne pas me rassure. Cependant, vivre le lagon ça se mérite, à coups de pagaie ou de palmes.

Je suis profondément attirée par le bleu, par la solitude promise du milieu du lagon. De la même manière qu’une cime se conquiert à la force des jambes, l’effort nécessaire pour le rejoindre me chatouille. Je passerai quelques heures totalement indécise, prise entre la panique et le désir. Et puis c’est décidé. Anthony m’aide à choisir le moment le plus confortable pour moi: je partirai quand la marée remonte et que les courants poussent vers la côte. L’effort sera plus grand au départ mais le retour devrait être plus simple.

Je grimpe sur ma petite embarcation dans la rivière qui borde la maison d’Anthony: je déboucherai directement dans la crique où débarquent les grands ferrys et où l’on aperçoit parfois, depuis les quais du petit port de plaisance adjoint, de petits requins-nourrices. Je mets un certain temps à comprendre comment fonctionne la rame, je me fatigue énormément les bras en me disant que je fais quelque chose de faux. Un va’a, une pirogue polynésienne à balancier, me dépasse à une vitesse folle. J’analyse le mouvement, je tente de le reproduire et ça se passe mieux.

Je m’en vais seule, vers l’immensité de la mer. Au loin, je vois les vagues s’écraser sur la barrière de corail. Plus j’avance, plus je fatigue, plus je me dis qu’il me sera difficile de revenir. Mais il y a quelque chose qui m’appelle là-bas, au fond du lagon.

Je n’oserai pas descendre me baigner. Pas toute seule, pas encore. Et je me résoudrai à rentrer avec le ciel soudainement couvert et gris, fonçant les reflets de l’océan.

Je suis seule, au milieu de tout, sur des milliers de kilos d’eau, d’animaux, de végétaux, de sable. Je retrouve toute ma force sur le chemin du retour, lorsque je remonte doucement la petite rivière de laquelle je suis partie. Je suis capable.

Le port de Vai'are à Moorea

Vai’are, entre le port commercial et celui de plaisance

Jour 10 et 11 – Farniente

Ne rien faire. Ne rien faire. Ne rien faire. C’est difficile pour moi. J’ai toujours quelques photos à trier, à retoucher, des morceaux de vidéo, quelque chose à raconter, à écrire, à organiser, à régler, à imaginer, à améliorer. Ne rien faire, pour moi, dans une destination lointaine, c’est travailler. Mais c’est aussi passer du bon temps, ensuite, avec le monde qui m’entoure, avec les gens que je rencontre. C’est aller manger la pizza à mille balles (des balles pacifiques, on s’entend) du dernier mercredi du mois à la Pizzeria de Vai’are, en écoutant des musiciens de tous pays jammer avec un peu trop d’instruments à cordes. C’est faire dégouliner du fromage partout. C’est dire bonjour, puis dire au revoir. C’est recevoir, puis donner. C’est s’habituer, puis s’en aller.

S’en aller parce qu’il faut revenir là où tout a commencé, à Papeete. Toujours pas de dauphins.

Jour 12 – Reconnecter avec la nature

À Papeete je retrouve mes amis Camille et Xavier François pour une randonnée. Enfin! J’enfile avec délices ces grosses chaussures de marche qui m’ont nargué durant tout mon séjour à Tahiti et à Moorea.

On loue une voiture et l’on met le cap vers la vallée de la Fautaua, l’une des rares randonnées accessibles de manière assez sûre durant la période des pluies. Il s’agit d’admirer la cascade de la Fautaua, puis de se baigner dans ses vasques  bien fraîches. Je ne suis plus aussi en forme que je le fus un temps, lorsque je marchais au moins trois fois par semaine. Mes quelques accidents décourageants et limitants de l’an passé m’ont longtemps bloquée. Du coup, les montées sont difficiles, le souffle est court, mais on y arrive malgré tout.

Le soir venu, on se sépare plus ou moins définitivement sur un excellent burger déniché aux Roulottes de Papeete: la Place Vai’ete, face au port, est envahie de food trucks servant crêpes, poisson, pizzas… C’est l’endroit où se rencontre la ville et, ce vendredi, il y a une foule agréable.

Ce vendredi toujours, il y a aussi un grand navire auréolé de lumière, amarré au quai d’honneur. Il nous toise, il alimente nos conversations. Car si je me sépare ce soir de mes amis, c’est pour embarquer là, sur le Paul Gauguin. Demain, je prends la mer. Mais ça, c’est une autre histoire.

Cascade de la Fautaua, TahitiCascade de la Fautaua, Tahiti
Cascade de la Fautaua

Lire la suite: Carnet de bord d’une croisière entre les Îles de la Société et les Îles Cook

Remerciements à l’agence Voyage de Légende et aux Croisières Paul Gauguin qui collaborent avec moi pour cette aventure. Comme toujours, les opinions émises et les choix éditoriaux me sont propres.

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Par Corinne Stoppelli

Je suis Corinne, un petit oiseau libre. Sans domicile fixe depuis 2010, je sillonne la planète à la recherche d'inspiration et de points de vue différents. Sur Vie Nomade, je partage mon regard sur le monde, le temps et le changement, d'une plume sincère et d'un objectif curieux et ouvert. En savoir plus?

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(3 commentaires)

  1. Michel Chaput

    Corinne , mon Bel Oiseau libre , tu fait rêver tant de lecteurs et d’admirateurs , et surtout de pouvoir te permettre de vivre cette belle vie que tu a choisie de vivre a 100 a l’heure et libre comme le vent , tu ne t’est pas posée de questions et tu a mis tes peurs de cotée pour faire de ta vie un voyage sans fin , super , et merci de nous faire partager tes voyages , tu nous donne tellement le gout de partir et de te suivre sur ces routes de l’inconnu , Merci et je suis et resterais toujours la pour te suivre , une Merveilleuse de belle vie de liberté , Bye mon bel oiseau libre , Michel .

  2. Très joli texte Corinne, merci. Et du coup, tu es devenue un oiseau matinal?

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