La vie
nomade

L’édito nomade de février 2017

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Chers Amis, Chers Lecteurs,

Vivre en accord avec ses valeurs est décidément le thème le plus fort de cette année. À vrai dire, c’est l’objectif sous-jacent de mon projet de vie nomade et ce depuis sa naissance, mais j’ai toujours rencontré des difficultés à y attacher de manière parfaite mon travail.

Dans l’exercice de mon premier métier de webdesigner, j’ai souvent dû faire d’immenses compromis pour gagner mon pain et ma liberté jusqu’à ce que j’atteigne, en 2015, le point de rupture. Je n’en pouvais plus de travailler pour des clients pour lesquels je remuais terre et ciel, souvent à perte, par envie de leur donner le meilleur… et finir par me faire grignoter de l’intérieur. J’ai compris plus tard que, sur des projets de longue durée, le choix de ses clients est aussi important que celui de ses compagnons de vie. C’est une relation qui se crée, elle doit être claire et saine pour rendre nos journées plus agréables, à même titre qu’une relation patron-employé.

Bien évidemment, on n’a pas toujours le privilège de choisir, de dire non. Et c’est aussi l’une des raisons (entre mille autres) qui m’avait fait migrer en Asie du sud-est, en 2010, afin d’être moins dépendante de l’aspect financier très mal géré de ma vie et m’offrir donc une plus large plage de manoeuvre pour mieux avancer. Cependant, en pleine introspection, en recherche de qui j’étais et de ce que je voulais faire, j’ai mis un temps fou avant d’arriver à certaines conclusions. Le travail était clairement passé en arrière-plan, derrière les 999 autres raisons qui m’ont fait entreprendre ce style de vie.

Aujourd’hui, alors que je sais enfin où je vais, j’avance toujours mais de manière statique et pratique. Voilà un certain temps que j’ai repris une base en Suisse, pour une durée indéterminée. Ma première raison de revenir me poser là a été la grande détresse survenue à ce fameux moment de rupture en 2015: la fin brutale d’une relation, et la banque-route qui a suivi un peu trop d’échecs professionnels successifs. J’étais prête à aller retourner des burgers au MacDo pour quelques mois d’un salaire suisse qui auraient pu me remettre d’aplomb dans presque n’importe quel pays du monde. Et puis ça ne s’est pas fait. J’ai continué de trimer dans le dénuement, dans l’espoir de pouvoir entrer dans la piste que j’aurais moi-même tracée.

Envers et contre tout (y compris l’avis de mes proches) j’ai fait tout ce qu’il fallait faire et je continue. Je me suis réfugiée dans la marche pour me défouler jusqu’à ce qu’une série de petits incidents et de maladies me clouent sur place. Je remonte gentiment la pente, après bien plus de découragement que de douleur. J’ai rencontré l’amour aussi, un amour simple et beau dénué de drames sur lequel il m’est difficile d’écrire. C’est devenu mon refuge, ma maison. C’est l’endroit où je souhaite revenir, plus que n’importe quel territoire.

De mon nomadisme, qu’en est-il? Oh il est toujours là. La route s’est mélangée à mon sang, et je cours avec elle dans mes propres veines. Il m’est difficile de repartir dans l’immédiat à l’autre bout de la terre, pour toutes les raisons que j’ai mentionnées ici, mais il ne passe pas un jour sans que la route ne m’appelle. Voyons donc ce que me réservent les prochains mois.

De très doux voyages à vous,
Corinne

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Par Corinne Stoppelli

Je suis Corinne, un petit oiseau libre. Sans domicile fixe depuis 2010, je sillonne la planète à la recherche d'inspiration et de points de vue différents. Sur Vie Nomade, je partage mon regard sur le monde, le temps et le changement, d'une plume sincère et d'un objectif curieux et ouvert. En savoir plus?

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