Carnet
de bord

Bilan: la vie nomade en 2017

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C’est l’heure du bilan nomade annuel, un exercice auquel je me prête volontiers puisqu’il me permet de remettre les choses en perspective, d’observer ce qu’il se passe sur une étendue de temps plus longue que les quelques semaines qui consistent habituellement en mon rayon d’action (je suis difficilement capable de planifier au-delà).

Il paraît que la planification à court terme est le propre de ceux qui ont connu, ou connaissent, des soucis financiers. Si vous me suivez depuis au moins quelques années, vous savez que la situation n’a pas été toute rose pour moi. Elle a cependant commencé à s’améliorer vers le milieu de 2017 et à se stabiliser vers la fin de l’année.

Malheureusement, je n’ai pas réussi à rembourser mes dettes ni à obtenir mon nouveau matériel photographique, mais j’ai au moins pu récupérer une bonne dose d’espoir et d’énergie afin de continuer à avancer… et la différence est énorme. Pouvoir me dire que je peux vivre tranquillement pour au moins quelques mois, avec un toit (une chambre à moi, à Berlin), manger correctement et avoir de quoi me payer un verre de temps en temps, c’est le paradis! On est d’accord, trois mois c’est court, et l’objectif de ces trois mois va être d’assurer les prochains en mieux. Je ne me laisse donc certainement pas aller sur ces acquis: je mets les bouchées doubles.

Cela va me demander de mettre en pause les voyages, mais ce n’est pas grave: il faut parfois savoir s’arrêter pour mieux repartir. Et je vous l’avoue, je me sens fatiguée. J’ai l’impression d’avoir tellement donné d’énergie durant ces dernières années pour me sortir de ma situation. Je me suis tellement brûlée. Il faut que je me reprenne et que je me connecte à nouveau à de plus simples choses. Je dis ça… Et puis je sais pertinemment que la bougeotte me reprendra très vite. On ouvre les pronostics? ;)

Bref, 2018 sera créative, car la création est mon repos et ma force. Et si un jour je dois partir à bord de mon futur voilier vers le Pacifique, il faut que je sois reposée et forte: ça tombe bien! Il va me falloir aussi des sous! Pour une fois, je dois me concentrer sur le futur et l’amener à moi plutôt que de l’attendre. C’est ce que j’avais fait entre 2008 et 2010, entre le moment où j’avais décidé de devenir nomade et celui où je l’ai fait. Alors je recommence et je tiens bon.

Janvier – Un hiver en Suisse

Encore bien coincée au coeur de ma tourmente, je vis avec un vague à l’âme qui me quitte difficilement. Je m’évade comme je peux (je me laisse traîner, plutôt) et puis je me force à me reconnecter avec tout le reste: avec mon appareil photo, avec la neige, avec la montagne, avec mes pieds, avec les mots. Je serai toujours reconnaissante de la beauté des choses, mais dans ces moments, c’est plutôt à une petite gorgée de joie salutaire que j’aspire.

À lire: L’ivresse de la neige

Chalet à Gryon, Vaud

Vous avez aimé, en janvier

À l’aube d’une neuvième année de vie nomade, je re-rédigeais l’un de vos articles préférés: Démystification de la vie nomade (bis). Avec les années, les perspectives changent… ou se consolident!

Février – Mon ami le vent à Fuerteventura

C’est l’heure des vacances. C’est toujours l’heure des vacances, dans ma vie! Il y a de grandes chances qu’on n’en ait pas la même définition, mais qu’importe. En réalité, c’est mon amoureux qui a des vacances alors on s’improvise une semaine ensoleillée, pas chère et pleine de belles aventures. Pour ce genre de plans, les Îles Canaries sont toujours une formule gagnante. C’est une belle bouffée de plaisir qui éclaire brièvement un hiver morose à souhait et qui me confirme (comme chaque beau voyage) qu’il faut vivre en accord avec ses valeurs.

Hélas, c’est aussi un mois de deuil puisque la grand-maman de mon amoureux nous laissera juste après ces beaux moments. Je passerai une semaine à Rome à veiller sur la mourante chez la belle-famille. Une semaine intense et troublante sur laquelle j’aimerais pouvoir revenir: je n’ai pas encore eu le courage de l’écrire.

À lire aussi: Fuerteventura, la caresse du vent

Plage de Cofete, Fuerteventura

Vous le voyez, le dragon?

Mars – Rendez-vous annuel avec mes belles

Mes deux amours européennes! Saviez-vous que j’ai vécu plus d’un an à Barcelone et que c’est désormais au tour de Berlin? J’y ai vécu de ces aventures incroyables, de ces romances folles, de ces désillusions violentes… Ma vie entre Barcelone et Berlin est un ascenseur émotionnel qui a le don de follement m’inspirer. Deux courtes visites de courtoisie à ces belles n’ont fait que me le confirmer: il y a quelque chose qui se passe ici, une énergie différente. Et, depuis que je suis revenue de Polynésie Française, j’aime à penser que ces villes sont infusées de mana. À l’heure où mon besoin le plus pressant est celui de créer et d’écrire, l’une comme l’autre me rappellent à elles.

Bar Marsella à Barcelone

Bar Marsella, le bar des vieux écrivains et artistes de Barcelone

Avril – Les amis et la France

C’est le mois du Salon des Blogueurs de Voyage (qui cette année se tiendra à Saint-Malo), celui où je retrouve tous les merveilleux amis que je me suis fait durant toutes ces années sur le web. Certains sont comme des frères et soeurs, d’autres sont des inspirations, d’autres de très belles découvertes ou de premières rencontres très attendues.

C’est toujours aussi l’occasion de visiter (ou revisiter!) un coin de France (parce que j’aime passionnément ma voisine la France) en rendant visite à tous mes amis disséminés sur l’hexagone. Cette fois, ce seront Mégane et Guillaume, mes amis de Nantes. Je séjournerai dans leur incroyable Guilbaudière, une maison d’hôtes insolite, délicate et charmante en tout points… et en profiter pour croquer le portrait de cette maison et de tout l’amour qu’ils ont mis dedans.

À lire aussi: La Guilbaudière, force et amour

La Guilbaudière, l'hôtel le plus insolite de Nantes

En avril, vous avez aimé…

La remise à neuf de mon guide de Nantes! À chaque fois que j’y retourne j’y ajoute quelques friandises :) J’ai aussi compilé un guide de belles randonnées en Suisse: amateurs de nature et de montagnes, considérez mon petit pays pour une escapade estivale! Et finalement, ce retour à Taïwan, à la découverte de l’emblématique village de Jioufen et de Houtong, le village des chats.

Mai et Juin – Tranquille, sur l’eau

Des mois tranquilles, quelques randonnées, quelques mésaventures, mais surtout quelques battements de voiles. Je profite du beau temps pour revoir mes montagnes et continuer d’entraîner mes réflexes pour la vie en mer (et pour ça, quoi de mieux que le Léman et sa quantité impressionnante de vents?)

Et quoi de mieux qu’une régate, LA régate! Le Bol d’Or est la plus grande régate en bassin fermé au monde. Je sais, ça doit sans doute vous faire doucement rigoler d’imaginer le petit lac Suisse se transformer en piscine à voiliers, mais ce sont tout de même 66.5 miles nautiques (jetez un oeil au parcours). Alinghi nous a bouclé ça en 5:11; quant à nous, avec le très lent Farrniente, c’était plutôt sur les 15 heures. C’était pour moi une expérience incroyable que d’être immergée dans mon futur nouveau monde avec tous ces passionnés et donner le meilleur!

À lire aussi: Le Bol d’Or, ce voyage

Voyage en voilier! Le Bol d'Or

En mai et juin, vous avez aimé…

Faire un tour avec moi en Palestine, de l’autre côté du mur. C’est un article qu’il m’a fallu du temps pour écrire, comme la plupart des choses qui me marquent au fer rouge. Et puis prendre des trains, bien entendu: rédigé avec des amies, cet article vous emmène sur les plus beaux trajets en train d’Europe! Et finalement, le mois de mai c’est aussi mon anniversaire… et celui de Vie Nomade ;) À l’occasion, je vous ai raconté pourquoi, parfois, on ressent le besoin de revenir d’où l’on est parti.

Juillet – Mes voiles dans l’Atlantique

Deux fois la Bretagne cette année! Je me rapproche avec délices de la mer. Cette région respire un air particulier et c’est peut-être l’amour de tous ces marins. La région (ce pays!) pèse énormément dans mon imaginaire romantique. À Saint-Malo, j’embarque pour un projet sublime: la découverte de la côte en voilier. Le Cap Fréhel, les sublimes Ebihens, Cancale

Et comment ne pas en profiter pour rendre visite à mon amie Audrey du blog Roulettes et sac à dos qui a quitté la Bourgogne pour s’installer en Bretagne. Elle me fera découvrir la Pointe du Van, Concarneau, Sainte-Marine et bien d’autres pittoresques endroits.

Cerise sur le gâteau, je passe sur la chaîne TV nationale suisse dans la chouette émission Couleurs Locales, qui met en avant des personnages de nos régions. C’était une expérience incroyable que de voir mes boîtes aux lettres se remplir de petits messages des camardes d’école d’avant :)

À lire aussi: En Bretagne, à cache-cache entre les marées

Pointe du Van, Bretagne

La Pointe du Van, en Bretagne

Août – Le chaos s’invite

Quand l’Italie s’invite, elle emmène un peu du chaos de Rome avec elle. Je crois que mon mois d’août a été le plus dur de cette année 2017. Je m’y suis sentie disparaître, tel un élément du décor. C’est le mois où la mère de mon amoureux m’a demandé d’être « quelque chose de différent » afin d’améliorer la qualité de vie de son fils (que je gagne plus d’argent, que je fasse des bébés, etc). L’on penserait, qu’après toutes ces années passée dans la marge, ce genre de discours ne pourrait même plus m’effleurer? Et bien si. Et ça pique très fort quand ça vient de ton entourage.

À deux semaines d’un départ attendu depuis cinq ans en Thaïlande (oui, j’en rêvais, de mon retour vers cette lointaine chimère) où j’avais pour projet d’accumuler suffisamment de matière et de photos pour vous en parler au moins une année durant, l’arrivée de la famille de mon amoureux dans notre petit 20m2 m’a tout simplement rétamée, m’empêchant de boucler les dossier que je devais boucler (j’avais accumulé un beau paquet de retard) et me poussant sur le pas de la porte avec pas même la moitié de mon énergie restante. Soit.

À lire aussi: À l’aube d’un long voyage

Voyage, drame et sensibilité

Septembre – Allers-retours vers Bangkok

Septembre est arrivé comme une délivrance (malgré tout), m’éloignant enfin (mais doucement) de toute l’énergie négative qui s’était accumulée autour de moi durant le mois passé. La Thaïlande m’a, comme toujours, ouvert grand les bras. Et mon amie Lucie aussi: une vraie paire de bras fort nécessaires, en chair et en os, parce que je me suis retrouvée à Bangkok dans un tel état de panique que je n’arrivais plus à envisager d’être seule, même pas pour une heure. « Voilà qui ne te ressemble pas, Corinne. » En effet, je ne me reconnaissais plus.

Tour à tour plongée dans la fatigue, la tristesse, la déception et ensuite dans une colère profonde d’avoir à faire face à ces sentiments alors que j’aurais dû m’extasier à chaque bruissement de feuille, à chaque sourire, à chaque fumet, je me tiens debout comme je peux; je continue d’avancer comme je peux et me sers de la présence de mon amie comme bon prétexte pour courir la ville. S’il y a quelque chose que j’aime par-dessus un bon nombre d’autres choses, c’est de faire découvrir un endroit génial à quelqu’un. Et Bangkok, qui retient toujours toute mon attention, est un parfait terrain de jeu pour ça. Avec Lucie on découvre tous les quartiers et on teste tous les hôtels les plus cool de la ville. On se change les idées comme il faut.

À lire aussi: Carnet d’une agréable déroute à Bangkok

Bangkok Tree House: logement insolite à Bangkok

Et puis il y a ce fabuleux salon auquel Lucie et moi sommes honorées d’avoir été invitées, le Social Travel Summit. Ils requiert cependant que l’on quitte notre douce Thaïlande… pour le Tyrol, en Autriche! Changement de décor total donc, retour express au coeur de mes belles Alpes pour une petite semaine. Un déplacement qui en a valu plus que la peine grâce à ses magnifiques rencontres et à une excellente somme d’apprentissage.

À lire aussi: Kufstein: des montagnes de beauté et de bon goût

Vaches en fleurs à Kufstein, Tyrol

Octobre – Ma douce Thaïlande

Et me revoilà en Thaïlande avec la moitié de mes plans tombés à l’eau. J’ai besoin de dormir, de manger, puis de dormir encore et de manger encore et de ne penser plus à rien. Je réalise que je suis en burn-out. Depuis très longtemps. Depuis suffisamment longtemps pour avoir l’impression d’être complètement déconnectée de mes émotions. C’est un peu ce qu’il m’était arrivé en 2008, quand j’avais décidé de changer de vie et de devenir nomade.

Je passe quelque jours à Chiang Mai avec Lucie et Nastasya (une autre belle paire de bras) et puis je tente de continuer mes projets exploratoires, avec la bonne excuse qu’une vieille amie de Singapour vient me rejoindre. On a prévu une escapade dans l’Issan, à Buriram, sous les ombres khmères. Ce sont certes quelques journées exceptionnelles, mais je suis encore plus rétamée qu’avant.

Je renonce à mes visites prévues dans le sud et l’est afin d’aller poser mes fesses dans le confort nécessaire du sable et du soleil (mais durant la saison des pluies). Face à la nuée d’îles possibles, je choisis Koh Samui pour la simple raison que j’y ai une très bonne amie artiste. Nok (l’oiseau) est chanteuse et m’emmène à ses répétitions, à ses concerts, chez elle tout simplement. Je me requinque doucement. Après une semaine de vie tranquille sur l’île, je constate que tous mes plans ont effectivement été des échecs. J’avorte donc le tout et retourne à Chiang Mai retrouver mes amies, résignée à me reposer.

Buriram, Thaïlande

Buriram

En octobre, vous avez aimé…

Mon guide ultra complet pour dormir à Bangkok! Avec Lucie, on s’est amusées à tester des hôtels de tous quartiers et toutes gammes afin de vous proposer un choix phénoménal peu importe votre budget ou votre style de voyage.

Vie Nomade fête ses 9 ans!

Parti d’un petit carnet de bord où je m’attachais à dépeindre les effets sociaux-philosophico-bidouillo-normaux d’une vie nomade expérimentale, il a évolué en un site de voyage où le plus beau de la vie est mises à l’honneur: les belles destinations, les belles gens, les belles choses. Dans ce bilan un peu particulier, je vous raconte toute l’histoire du blog!

Novembre – Polynésie

Le retour de Thaïlande est un peu douloureux, mais il se scelle avec le désir d’un départ très proche vers un nouveau continent: mes premiers pas en Océanie! Je découvre mes premières îles du Pacifique, un rêve que je ne pensais pouvoir effleurer qu’à distance de beaucoup années, lorsque j’amarrerais pour la première fois mon futur voilier dans le turquoise d’un lagon suffisamment profond.

Je suis néanmoins toujours complètement rétamée et mon exploration de la Polynésie Française se fait de manière très lente, avec la peur de regretter au ventre (je ne suis ici que pour un mois et dieu sait quand je pourrai y remettre les pieds, mais c’est pas grave, c’est la vie, je dois dormir). J’écoule néanmoins des jours heureux, rythmés par le soleil (debout à 5 heures du matin avec la plus grande joie du monde), les belles rencontres, les barbecues de poisson frais acheté au marché…

À lire aussi: Carnet de voyage – Le Pacifique, entre Tahiti et Moorea

Coucher de soleil à Tahiti

Coucher de soleil sur la plage de sable noir du Tahiti Pearl Beach

En novembre, vous avez aimé…

Mon guide de tout (enfin, un bon bout de) ce que j’emporte avec moi en voyage, soit le parfait manuel pour les cadeaux de Noël à vos voyageurs préférés.

Décembre – Prochains départs…

C’est décidément une année de nouvelles expériences puisque j’aurai l’opportunité d’effectuer ma toute première croisière cette année (et non des moindres) à bord du Paul Gauguin, entre les Îles de la Société et les Îles Cook. C’est un mode de voyage qui me plaît sous la plupart de ses aspects (se réveiller sur une autre île, ne pas avoir à refaire ses bagages, le microcosme social qui s’y forme naturellement au bout de quelques jours, comme si l’on était dans un village, etc.) mais il mériterait à mes yeux d’être un peu plus aventureux sous certains aspects. Je vous reparlerai très prochainement de cette expérience. Bien entendu, les îles de Polynésie sont magnifiques et je me sens privilégiée d’y être arrivée, avec la certitude que j’y retournerai dans quelques années…

À lire aussi: Carnet de voyage – Îles de la Société et Îles Cook

Raiatea, Polynésie Française

Bonjour de Raiatea (vous voyez la petite dame en bleu qui fait coucou?)

Ce mois est aussi celui des recommencements puisque d’ici quelques jours je migre à Berlin. La belle sera ma nouvelle base pour une durée indéterminée (qui sait, pour trois mois, pour trois ans)…

Quelques objectifs pour 2018

  • Découverte: Toujours la Géorgie, l’Azerbaïdjan, la Russie, l’Ukraïne et Lanzarote (j’aime les Canaries!). Si les moyens et le temps y sont, j’aimerais réaliser un vieux rêve de Guyane Française, de Belize… et pourquoi pas de Caraïbes, tout simplement? 2018 sera-t-elle l’année de ma première Transatlantique? Souhaitez-la moi!
  • Travail et finances: Lancer avec succès mon nouveau projet de consulting (je vous en reparle bientôt),  améliorer encore mes revenus afin que je sois enfin capable de rembourser mes dettes et de renouveler mon parc photographique.
  • Personnel: Commencer mon roman et l’avancer bien comme il faut. Ajouter le plus d’art que possible dans ma vie, et faire en sorte que cela se reflète ici, sur Vie Nomade, et dans tous les aspects de ma vie, y compris professionnels.
  • Vie Nomade: Depuis quelques mois, les remises en question sont sérieuses. J’avais commencé à pondre un pavé à ce sujet, mais comme cet article là est déjà bien pavéique, la réflexion vous sera présentée un peu plus tard. Alors pas d’inquiétude quand même: Vie Nomade ne va certainement pas bouger de là ;)

Et vous?

Partager ses objectifs est souvent une source de courage et d’inspiration! Alors vous, quels sont les points particulièrement forts de votre année 2017? Que changeriez-vous pour 2018? Quel serait votre plus grand souhait de vie aujourd’hui?

Par Corinne Stoppelli

Je suis Corinne, un petit oiseau libre. Sans domicile fixe depuis 2010, je sillonne la planète à la recherche d'inspiration et de points de vue différents. Sur Vie Nomade, je partage mon regard sur le monde, le temps et le changement, d'une plume sincère et d'un objectif curieux et ouvert. En savoir plus?

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(11 commentaires)

  1. Je te souhaite sincèrement de réaliser tes objectifs en 2018 ! Et pour en être revenue il y a deux petites semaines, je te conseille vivement Lanzarote, une belle île, parenthèse volcanique <3 !
    Je me suis retrouvée dans tes mots, dans ton chaos. Je l'ai connu aussi, je le connais toujours un petit peu. La famille (des deux côtés) ne comprend pas vraiment notre mode de vie. Mes parents commencent à enfin comprendre que je ne prendrai pas le rail commun. Mais pas évident.

    "Et ton avenir Amélie ? Et ta retraite Amélie ? Et les enfants, Ben a quand même 30 ans ! Et le mariage ?" Tous ces standards qu'on nous re siffle à chaque repas de famille (j'ai pas du tout hâte d'être au repas de Noël tu vois) comme s'ils étaient toujours le reflet d'une vie idéale. Pour certains oui, pour nous non. Il y a d'autres voies qui nous amènent vers le bonheur ! Et je partage avec toi ces moments durs en tout cas.

    Enfin, je te souhaite de belles choses à venir, de beaux projets, de chouettes découvertes et rencontres, de moments doux, excitants et atypiques ! Joyeuses fêtes, et puis en avance aussi belle année 2018 !
    xx

    ps : un roman ? je l'achète tout de suite !

    • Merci beaucoup pour tes encouragements et ton soutien Amélie <3 Un article sur Lanzarote à venir? Je vais guetter :)
      Après toutes ces années mes plus proches ont accepté, plus ou moins compris aussi. J'en ai discuté avec pas mal de monde et sur les premières années d'une vie un peu bizarre, les attentes des autres persévèrent, et puis soudainement, au bout de 2-3-4 ans, c'est fini. Alors devoir refaire encore face à ça, surtout quand on est déjà dans une période de remise en question, beurk.
      Quand je te lis, je ressens le poids écoeurant de tous ces moments où de lointaines connaissances se permettent de nous juger sans en avoir rien à foutre de qui ont est, de nos rêves, de ce qui nous fait vibrer. Oui, ils croient nous avoir cernés comme des êtres pas à leur place, malheureux, dans le mauvais chemin... Comme si on était des espèces de pions qui sont sensés être bien rangés afin de les rassurer que tout fonctionne, que c'est la seule voie possible, qu'il ne se sont pas trompés. Combien de tristesse et de résignation sur cette terre!
      Merci pour tes bons voeux! J'ai tellement besoin de douceur pour ne pas tomber là où ceux-là même sont tombés! Je t'en souhaite aussi tout plein, ainsi que beaucoup de force pour affronter ce qu'on affronte et qu'on n'a, ma foi, pas fini d'affronter.
      Nous sommes fortes
      Bises

  2. Si tu savais comme ça me fait chaud au cœur de lire un article comme celui ci où tu te mets à nu… Tes mots savent toujours me toucher, me faire rêver parfois, m’amener les larmes aux yeux d’autres fois quand je sens l’émotion sous-jacente qui se cache ici.

    Tu restes une de mes lectures préférées, c’est certain. Et je ne peux que te souhaiter le meilleur pour 2018, car je comprends à quel point il est difficile de sortir des sentiers battus. Une lutte constante pour suivre un chemin en dehors de celui tracé tout droit devant par ceux qui nous aiment parfois le plus…

    En tout cas, je te souhaite beaucoup de courage, de bonheur, de liberté, de joie de vivre pour finir cette année et commencer la prochaine. Le solstice d’hiver est une période charnière, le meilleur moment peut-être pour se remettre en question, ouvrir son cœur et le suivre où qu’il nous mène…

    • Merci du fond du coeur, Claire! Oui c’est exactement ça, une lutte. Comme ça ne tient pas droit tout seul il faut tout le temps replier, redresser, ajuster l’angle :) Et parfois on oublie qu’après la lutte il y a la paix… J’ai oublié trop souvent ces dernières années. Il faut garder ça bien en tête.
      Je crois comme toi que les fins d’année ont quelque chose de spécial (qui relève peut-être un peu d’un coup de pied au cul du style « Regarde la merde que t’as fait cette année! » :p). Faut le ramasser et avancer. Je vais faire de mon mieux. Je te souhaite aussi les plus belles choses, surtout la liberté d’être qui tu veux être, tout le temps, sans justification, sans incompréhension (et je me le souhaite à moi-même aussi ;)
      Bises

  3. Quel bilan hônnete, je me sens un peu de trop à le lire et pourtant il y a un côté si humain, qui rappelle qu’on peut continuer à avancer même quand c’est dur.
    2018 s’apprête à commencer et je n’ai aucun projet. C’est stressant quelque part, car j’ai l’impression de ne pas savoir ce que je veux faire. Il y a aussi pas mal de choses en cours.
    Et de mon côté de la frontière, c’est la Suisse juste à côté qui me donne envie. Alors peut-être commencer par Zurich, on verra bien.

    • Zürich est une très belle ville, son ambiance est pareille à nulle autre. C’est toujours un peu difficile de gérer la « froideur » suisse (lire: s’y faire des amis) mais si l’on passe ce cap (et qu’on en a les moyens!) la vie y est belle. Et puis pour les projets, je ne me rends pas compte à quel point c’est récurrent pour les autres, mais j’ai souvent aussi des passages où je me demande ce que je vais bien faire de ma vie, à court comme à long terme. Dans ces moments je crois qu’il faut (si on peut se le permettre) se laisser vivre et ressentir un peu, nous écouter et voir si on arrive à entendre quelques indices cachés au fond :) Je te souhaite une belle année pleine d’idées (mais pas trop, car trop c’est le stress aussi, haha).

  4. J’adore te lire. Tout est Si transparent qu’on ne peut que se laisser porter par tes mots. Évidemment certaines choses résonne en moi c’est sûrement aussi un peu mon ego qui y trouve sa place. Notamment ce voyage en Polynésie. J’y ai vécu 6 mois l’an passé, presque 2 ans deja au ralenti total. Et comme toi la peur de regretter. Ce voyage sur le paul gauguin c est l’un de mes rêves. Ça faisait un moment que je n’étais pas ce je lire ton blog. Je viens d’y passer la matinée. Moi aussi Apres 5 ans de vie nomade je suis en pleine remise en question. Pas de ce choix de vie Que j’adore mais cette fameuse problématique de « gagner ma vie » moi qui préfère dépenser mon temps Que de l’argent, le voyage m’a toujours fait sentir la plus riche du monde. Cette année j’ai fait beaucoup plus des voyages allers/retour avec la france pour pouvoir temravailler sur mes projets. Finalement Ca m’a pas mal confronté à l’avis de mes proches sur ma façon de vivre. Meme Si comme tu dis ils l’acceptent à la longue, Si tu pouvais reprendre une « vie normale » Ca arrangerait bien tout le monde. C’est fou comme parfois se laisser le droit de vivre la vie qui nous appartient semble difficile. Chacun a la sienne mais en vivants la mienne différemment j’ai parfois le sentiment d’enlever quelque chose à mes proches. Ca savoir quoi?? Parce qu’on font jamais je ne me permet en retour de me pencher sur la leur en leur faisant part de mon point du vue sur la notion de « vie étriquée  » qui moi me fait étouffer . Je te souhaite de trouver sérénité Que tu recherches à Berlin (ville dans laquelle j’espère retourner bientôt car c’est aussi un de mes gros coup de cœur en Europe) . Je t’envoie de Barcelone où je suis actuellement tous mes vœux de bonheur et d’abondance dans tous les domaines pour cette nouvelle Année Moi je suis de nature toujours en retard… te lire m’a donné envie d’aller ecrire mon propre bilan. Le 5 janvier pourquoi pas après tout

  5. Je découvre complètement ton blog (eh oui, je ne sais pas ce que j’ai fait toutes ces années…) et quelle claque ! Déjà bravo pour ces beaux mots. J’aime ton écriture, elle est magnifique!
    Ensuite, je te souhaite plein de belles choses pour 2018 en espérant que cette année sera plus calme pour ton moral ! Merci pour ce partage en tout cas

    • Merci de tout coeur d’avoir pris le temps de me laisser ce petit message encourageant, Mila! Je te souhaite une très belle année aussi, pleine d’amour et de bonheurs!

  6. Julie

    Merci pour ces mots. C’est toujours avec grand plaisir que je lis les articles que tu écris. Hypersensible également, rêveuse, ayant besoin de temps pour contempler, je me sens parfois étouffée dans ma vie quotidienne mais je n’ai jamais osé passer le cap de la vie nomade, cela me fait rêver d’un côté mais je ne suis plus sûre d’en avoir réellement envie. J’aimerais en revanche une vie plus libre, avec un travail à mi-temps par exemple qui me laisserait du temps pour explorer d’autres voies mais pour l’instant je ne vois pas comment financer ce mode de vie. Alors merci aussi de continuer à ouvrir des portes, de montrer qu’on peut vivre autrement, prendre le temps de s’émerveiller même si ce n’est pas toujours simple. J’espère que 2018 sera une année plus sereine et lumineuse!

    • Merci pour ce témoignage, Julie. Comme je te comprends! Je pense qu’on bénéficierait tous pas mal d’un mi-temps, voir d’un revenu de base qui nous permettrait de nous lancer dans des choses grâce auxquelles on serait peut-être plus apte à servir les autres, en se servant mieux soi-même aussi. J’espère de tout coeur que tu trouveras une voie et te souhaite une belle année avec tout le temps qu’il te faut pour rebondir!

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