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Canada, mon amour!

Colombie-BritanniqueCanada      Publié le • Dernière mise à jour:
« Elle est comm’tombée en amourr ». J’entends parfaitement, dans ma tête, un québecois rouler juste un peu le R à la fin du mot amour. J’entends sa phrase chanter. Oui, chuis tombée en amour avec le Canada.

J’ai pris mon temps, lors de nos premiers rendez-vous; et je dois dire qu’il était un peu froid. J’apprécie pourtant une certaine dose de réserve, mais il se cachait sous des épaisseurs de neige qui, bien qu’amusantes au départ, l’ont rendu un peu trop inaccessible à mon goût.

J’ai laissé tomber pendant un certain temps et puis il a repris contact avec moi. Mes souvenirs étaient agréables et positifs, malgré la difficulté d’approche. Alors je me suis dite qu’en deux ans, tellement de choses peuvent changer. Pourquoi pas? Je suis repartie à sa rencontre.

Festival Mural de Montréal

Murale à Montréal

Et c’était comme s’il était re-né en une nouvelle personne: quelqu’un de vibrant, de passionné. C’était une lumière presque éblouissante. Il m’a rempli de couleurs, de saveurs.

Juste là, d’où je vous écris, je survole les paysages incroyables de la Colombie Britannique avec l’un de ces tout petits avions à hélices qui pointent leur bec à l’atterrissage. Malgré quelques frissons, je suis éblouie et je me sens comme chez moi.

Survol en avion de la Colombie-Britannique

Un éleveur de bisons de la région de Lanaudière m’a dit: « La Suisse, c’est comme le Canada (il mime une compression avec ses deux mains) mais passée à la sécheuse »! C’est tellement ça, mais en si grand que l’on s’y perdrait une vie durant. Cela dit, de beaux paysages il y en a partout. Cela ne fait pas tout.

Peut-être bien que c’est Montréal qui m’a attrapée par l’estomac. J’avais de vieux souvenirs de burgers gourmets à Québec (des saveurs jamais égalées ailleurs, et ce n’est pas faute d’avoir cherché)! J’ai alors attaqué la belle ville avec la mission de dégotter le meilleur du fast food (qu’y puis-je, j’aime ça, le gras). Autant vous dire qu’il me faudrait une vie rien que pour explorer cet aspect là. Mais encore une fois, la bonne bouffe ne fait pas tout. Même si les choses commencent doucement à s’additionner.

L'Orange Julep, un fast-food à Montréal

L’Orange Julep, un fast-food à Montréal

Je me suis beaucoup questionnée sur ce coup de coeur soudain. Il est certain que Montréal n’y est pas pour rien, c’est vraiment une ville pour tous les goûts (et certainement pour le mien). Mais c’est en Colombie-Britannique que j’ai compris et plus précisément dans la vallée de l’Okanagan.

Danseuse aux tam-tams du Mont-Royal à Montréal

Danseuse aux tam-tams du Mont-Royal à Montréal

À Penticton règne un drôle (mais très agréable) micro-climat qui rend possible des hivers très doux et la culture de délicieux fruits. La région est notamment connue pour ses vignobles et ses pommes… et pour son train à vapeur, le Kettle Railway qui traverse un petit tronçon de l’historique chemin de fer qui a marqué l’ouverture de la vallée au commerce international.

Kettle Valley Railway, le train de l'Okanagan

Kettle Valley Railway, le train à vapeur de l’Okanagan

Il traîne partout par ici un fort esprit de l’ouest. Mon imaginaire est sur-stimulé, tout ce que je ressens n’a rien de commun avec le Québec, et pourtant j’aime autant, mais différemment. Le caractère ensoleillé et bavard des gens, leur hospitalité, leur bonne chère, leur musicalité… Tout ça forme une belle promesse.

L'Okanagan

L’Okanagan et ses vignobles

Je sens que j’ai encore tellement à apprendre de ce pays. À chaque fois que je reviens je me souviens du rêve que je clamais à mes dix-huit ans: vivre dans une cabane en bois dans la forêt canadienne.

Maintenant, j’avoue que je me projette plutôt sur une selle américaine, avec les bisons qui se défilent à l’horizon. Ou alors avec les cils couverts de glace, cagoulée, entre le jour et la nuit (sans plus vraiment savoir lequel est quoi). Ou encore à écouter les conteurs des îles et découvrir toutes les ingénieuses manières qu’ils ont développé pour se rendre plus résistants (on a tellement à apprendre des îles)!

Je retrouve la même émotion frappante que lors de mon transcontinental aux Etats-Unis, des possibilités qui n’en finissent pas. L’appel, sans ambiguïté, de la liberté.

La Vallée de l'Okanagan en hélicoptère

La Vallée de l’Okanagan (merci à Taxi-Brousse pour la photo)

Remerciements à Destination Canada pour son invitation. Les opinions et choix éditoriaux de cet article me sont propres.

Par Corinne Stoppelli

Je suis Corinne, un petit oiseau libre. Sans domicile fixe depuis 2010, je sillonne la planète à la recherche d'inspiration et de points de vue différents. Sur Vie Nomade, je partage mon regard sur le monde, le temps et le changement, d'une plume sincère et d'un objectif curieux et ouvert. En savoir plus?

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(8 commentaires)

  1. Trop belle la dernière photo ! Cet article respire la joie de vivre, j’adore !

  2. Céline | Ni près Ni loin

    Ô comme je te comprends Corinne !
    Le Canada j’en suis « tombée en amour » une première fois lors d’un séjour de 3 semaines au Québec pendant l’automne 2013, depuis il n’a plus quitté mes pensées.
    Un PVT en poche, nous y repartions pour un an au mois de juin suivant. C’est là que j’en suis tombée une deuxième fois amoureuse… Raide dingue même, à la folie, au marqueur indélébile.
    28.000 km à bord de notre van pour ralier Montréal à Vancouver (en passant par le Yukon) ça laisse des traces.
    C’est drôle, nous avons vécu notre aventure dans la même chronologie que ton article. Nous avons commencé par Montréal et sommes repartis de la Vallée de l’Okanagan. Nos derniers mois là-bas (Summerland, où tu as du aller si tu as pris le train de la Kettle Valley) sont marqués au fer rouge. De retour, en France contraints et forcés, nous ne vivons que dans l’espoir d’y retourner et d’y retrouver la partie de notre coeur que nous y avons laissé…

    • Bonjour Céline! Merci pour ton témoignage! Je l’ai trop souvent dit ces dernières semaines, il me faudrait y passer au minimum un an… Et je pense que j’en reviendrais frustrée de ne pas avoir plus de temps, ça te parle n’est-ce pas? J’adorerais faire comme vous et tout tracer en van, mais je n’ai toujours pas mon permis, zut, flûte :D J’ai fait pareil à scooter en Thaïlande, quelques 20’000km, et dieu que ça me manque d’avoir mon propre moyen de transport et de m’arrêter où ça me chante. Effectivement, j’étais bien à Summerland! J’espère très très fort que vous allez pouvoir y retourner au plus vite!

  3. Une bien belle destination que je ne connais pas ! Je n’ai eu l’occasion de visiter que le Colorado et L’Utah de ce côté de l’atlantique…

  4. J’adore aussi le Canada, plus précisément la Colombie-Britannique et l’île de Vancouver. Je ne connais que Kelowna dans la vallée de l’Okanagan, j’aurais souhaité en voir plus…

    La dernière photo est superbe :)

    • Merci Kevin :) Ah ça, j’aimerais moi aussi en voir plus! Je ne connais pas encore le reste de la Colombie-Britannique, mais elle est haut dans mes priorités!

  5. L’article est génial, le récit et les photos sont super ! J’aimerais beaucoup visiter le Canada, j’espère que je pourrais visiter ce magnifique pays bientôt :-)

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