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Se perdre, à Oslo

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En Norvège, la mort semble un peu plus douce, plus quotidienne. Les parcs font office de cimetière, ou alors les cimetières font office de parcs. Les coureurs longent les tombes brillantes, sous la pluie battante, et nous, en sens inverse, nous baladons à Oslo parapluie à la main, car le temps à notre disposition ne nous permettra pas d’attendre le retour des beaux jours.

Toutes les infos pratiques sur Oslo au fond de l’article!

Cimetière dans le Slottsparken de Oslo

Cimetière dans le Slottsparken, Oslo

Police montée à Oslo, Norvège

La police montée, sous la pluie

Sculptures au Slottsparken: le Vigelandslegget

Au milieu du Slottsparken, une immense stèle nous intrigue: d’un peu loin, on dirait un monstre composé de corps de femmes, d’hommes et d’enfants. De plus près, elle devient l’élément central d’une collection de 650 statues et dessins d’êtres nus et vivants, le Vigelandslegget.

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Il est difficile de représenter l’amour, l’affection, la sexualité et la joie de vivre sans faire dans le romantique à outrance ou la vulgarité, sans tomber dans une exagération théâtrale qui dénature les sentiments.
Mais ici, chaque statue a un visage et un corps unique, et chaque expression, chaque geste semble avoir été emprunté à un homme qui existe vraiment.

Vigelandspark, Oslo Vigelandspark, Oslo

Alors je les appelle les statues vivantes. L’artiste qui les a conçues (Gustav Vigeland) a réussi, il en a fait un chef-d’oeuvre naturel, une sorte d’hommage ultime à ce qui fait d’un homme un homme, ses émotions: sa complexité infinie affichée dans son plus simple appareil. Je l’admire.

Vigelandspark, Oslo

La fontaine du Vigelandspark

Vigelandsparken

Ce n’est qu’une partie de l’immense Slottsparken à Oslo, mais elle vaut certainement une visite. Grandiose, une fontaine assourdissante trône au milieu de la belle verdure et des incroyables statues qui sillonnent le parc.
Gratuit

Gressholmen et les îlots d’Oslo

Le lendemain, la mer nous appelle. Nous embarquons sur le fjord intérieur d’Oslo. Notre bateau fait le tour de toutes les îles (ou plutôt, des îlots) qui entourent la capitale. Nous décidons de débarquer sur l’une d’entre elles au hasard: ce sera Gressholmen.

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Gressholmen semble tout à fait déserte. Du « port », nous nous félicitons de ne pas être descendues sur la première île, Bleikoya, car on en aurait fait le tour en dix minutes.

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Bleikoya, Oslo

L’île de Bleikoya

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Oui, il semble qu’il n’y ait vraiment que nous sur Gressholmen. Il y a pourtant un petit port de plaisance et quelques maisons, mais aucun autre signe de vie que les pépiements et vols occasionnels des habitants originels.
D’après les grills jetables entassés près de l’embarcadère, l’île doit cependant être très populaire… sans doute lorsqu’il y fait plus chaud.

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On s’aventure dans les bois, au hasard. Au vu des dimensions de l’île, on va pouvoir se perdre tout en étant certaines de nous retrouver. C’est une drôle de sorte d’exploration urbaine hors de l’urbanisation.

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Tiens, il y a tout de même quelques maisons sur Gressholmen. Et même un pêcheur au milieu des oiseaux.

oslo-gressholmen5 Oslo vue du train, Norvège Oslo, Gressholmen

Après avoir grimpé tous les talus et emprunté tous les chemins sous les pins, nous retournons au port. Deux messieurs d’un certain âge font leur apparition au moment où le bateau s’approche. Ils roulent des sacs à commission derrière eux. Je me demande combien de fois par semaine ils sortent de leur petite île.

L’équipage du bateau les reconnaît, la plupart des passagers aussi. Et nous? Aussitôt arrivées, aussitôt disparues. Nous ne laissons aucune trace de notre passage, si ce n’est quelques sourires et quelques mots, sur les milliers de kilomètres que nous parcourons.

Gressholmen, Oslo

Tour en ferry sur les îles d’Oslo

Avec votre carte de transports journalière, pourquoi ne pas explorer les îlots? Si vous êtes un amoureux de la nature, vous y trouverez votre compte. La visite est incluse si vous avez acheté la carte des transports (voir plus bas, dans les infos pratiques).

Oslo en pratique

Carte de transports 24 heures

À Oslo, une carte de transports valable durant 24 heures vous permet d’emprunter tous les métros, bus et bateaux dans la zone 1 (centre ville, très large). Vous pouvez l’acheter cash ou par carte de crédit aux distributeurs de billets du métro (T).

Coûte une dizaine d’euros et sera rentabilisée aussitôt que vous aurez effectué 3 trajets ou plus en transports publics!

Dormir à Oslo: les hôtels

L’hôtel indépendant Citybox *** était certainement l’une des options les moins chères dans une ville très chère. L’organisation y est plutôt originale: tout est automatisé, du check-in au check-out, pas besoin de personnel. Les chambres et les lits sont tout confort (bravo la salle de bain avec sol chauffant!) et tout était parfaitement propre. Citybox offre aussi la possibilité de laisser ses bagages à l’hôtel gratuitement en dehors des heures de check-in.
Les prix en général à Oslo sont plutôt chers… Et logements comme restaurants ne font pas défaut à cette règle malheureusement.

Café Stockfleths: parfait pour le petit-déjeuner!

Le Café Stockfleths est à deux pas de l’hôtel Citybox (mais il y en a d’autres dans la ville)! J’y ai réalisé que ça faisait un bail que je ne buvais pas un aussi excellent expresso. Ils y servent aussi de délicieuses viennoiseries, locales comme françaises (mais plus briochées). Bref, l’endroit idéal pour un petit-déjeuner sucré.
Croissant et café pour un petit-déjeuner? Bon marché!

En train entre la Suède et la Norvège

Paysages intouchés, forêts, lacs… Prenez le train entre Göteborg et Oslo. Si vous pouvez vous le permettre, offrez-vous le supplément 1ère classe: vous aurez droit à un wagon panoramique, à des sièges tout confort, connexion Internet et… 2 tasses d’une boisson chaude de votre choix (j’ai opté pour le chocolat chaud, miam). J’ai fait ce voyage avec un pass Interrail. Découvrez tous mes récits et informations pratiques sur les voyages en train en Europe avec Interrail.

Aller plus loin…

Je me suis rendue à Oslo dans le cadre d’une campagne de promotion d’Interrail. Les opinions et choix éditoriaux me sont propres. Cette page contient des liens d’affiliation: en les utilisant, vous ne payez pas plus cher, mais vous soutenez mon travail

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Par Corinne Stoppelli

Je suis Corinne, un petit oiseau libre. Sans domicile fixe depuis 2010, je sillonne la planète à la recherche d'inspiration et de points de vue différents. Sur Vie Nomade, je partage mon regard sur le monde, le temps et le changement, d'une plume sincère et d'un objectif curieux et ouvert. En savoir plus?

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(4 commentaires)

  1. Rhô… oui, j’ai aussi un excellent souvenir de Gressholmen et de sa quiétude. Comme toi, je me suis arrêtée par hasard (sans doute le fantasme de l’ile déserte? ) et ne me suis perdue dans les pins. ;) Par contre, ta description si poétique du Vigelandslegget me fait regretter de l’avoir loupé. Même sous la pluie, on sent la puissance que tu décris.

    • Oui ça doit être ce fantasme là, juste dommage qu’il fasse un peu froid pour la baignade ;) Pour le Vigelandslegget, je ne m’attendais vraiment pas à ça. C’était très puissant, et je crois que toute cette pluie et ce froid ajoutaient une belle mélancolie à tout le tableau.

  2. Gog0mar

    Cet article est vraiment chouette, je suis allée à Oslo il y a quelques temps et quand j’ai emprunté le ferry pour aller explorer les îles, moi aussi je me suis posée la question pour les petits gens avec leurs commissions à roulettes, c’est drôle :)

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