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Corinne

Après l’accident…

Après l’accident, et la perte de mémoire (retrouvée, heureusement) je me suis beaucoup remise en question. Pourquoi suis-je partie?

Quand on échappe de peu à la mort, il n’y a plus grand chose que l’on ne questionne pas. Mais la grande question, c’est justement « que reste-t-il qui ne mérite pas d’être questionné? »
Et j’ai trouvé que mon départ (ma fuite?) faisaient partie de ces choses là, sur un échelon bien sûr un peu plus inférieur que respirer, regarder, sentir, marcher…

Qu’importe en effet, de l’endroit où nous sommes lorsque l’on se sent avoir les moyens de tout réaliser, voire d’accepter qu’il n’y ait pas forcément quelque chose de précis à réaliser?

Les hommes pensent que le bonheur se trouve au sommet de la montagne alors qu’il réside dans la façon de la gravir.
– Confucius

J’ai eu l’opportunité, l’an passé, d’en parler à une petite conférence amicale à Taïwan (Ignite Taipei) et je vous la présente ci-dessous.

Par Corinne Stoppelli

Je suis Corinne, un petit oiseau libre. Sans domicile fixe depuis 2010, je sillonne la planète à la recherche d'inspiration et de points de vue différents. Sur Vie Nomade, je partage mon regard sur le monde, le temps et le changement, d'une plume sincère et d'un objectif curieux et ouvert. En savoir plus?

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(7 commentaires)

  1. Finalement, à travers ton expérience, tu poses les questions essentielles que beaucoup d’entre nous se posent, à savoir : « La vie (en général) a-t-elle un sens ? et quel sens donner à la nôtre (en particulier) pour qu’elle en ait un (sens) ? Des questions auxquelles on peut passer une vie entière à essayer de répondre et qui bien souvent n’ont pas de réponse…ou alors bien approximatives.:-)

  2. En fait j’ai remarqué qu’elles changent juste de forme, les questions, au fil des années :p

  3. Ça à l’air d’être un cliché, l’espèce d’illumination après un évènement qui vous fait frôler la mort, mais c’est tellement vrai. Même si c’était moins dramatique (pas de perte de mémoire, mais une voiture qui m’a foncé droit dessus sans que je ne m’en aperçoive, enfin une paire de seconde avant l’impact, un vol plané et un genou en compte que je suis encore occupée à soigner), tu ne peux que réfléchir… Sur la vie, sa brièveté, sa propre place, ce qu’on a réalisé, pas réalisé, ce qu’on a pas réalisé et dont on réalise qu’on a été cons de ne pas le faire.

    Merci pour cet article, Corinne!

    • Mélissa! J’espère que ça va aller pour ton genou. Oui ça remet bien les idées en place… ce qui ne tue pas rendrait-il plus fort? Je ne suis pas toujours d’accord avec ça mais pour ce genre de situation, indéniablement!

  4. Frôler la mort nous donne toujours matière à réfléchir.
    Il n’y a pas de cliché je pense, on prend conscience de notre propre fragilité et de notre irrémédiable fin.

  5. J’ai beaucoup aimé ton intervention Corinne, très juste, très honnête je pense.
    Et je suis vraiment d’acc avec toi: où qu’on soit, on est toujours avec soi :)

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