Histoires
d'ailleurs

Des tortues grosses comme des maisons!

Apo IslandPhilippines      Publié le • Dernière mise à jour:
Parmi les activités phare autour de la belle Siquijor et de l’effervescente Dumaguete, il y a évidemment la plongée*. Il y a de tout à voir: requins, raies, tortues, coraux, nudibranches, poissons tout colorés et j’en passe.

Petite joueuse, j’ai tenté le snorkeling histoire de me ré-apprivoiser au contact des profondeurs effrayantes. Je n’ai pas été déçue: j’ai même eu du mal à m’imaginer qu’il puisse y avoir quelque part une vie sous-marine plus belle que là-dessous.

Lors de ma croisade-croisière (toujours à lutter contre ma peur de l’eau) à Apo Island, une petite île au large de Dumaguete, j’ai nagé avec des bancs de poisson énorme, effleuré des créatures que j’aurais mieux fait de laisser tranquilles… et suis partie à la chasse (visuelle!) de tortues marines.

Sur le petit bateau, le maître-plongeur me recommande d’aller nager en eaux peu profondes (parfait!) pour trouver les tortues. Alors je nage, nage, nage avec précaution: peut-être dois-je être attentive et discrète pour apercevoir ces petites bestioles dans les algues.

Au bout d’une vingtaine de minutes, je désespère… pas passionnants, les rivages de cette île. Je lève la tête et… Oh, une tortue grosse comme une maison apparaît face à moi et semble me lancer un clin d’oeil avant de s’éloigner. Certes j’exagère un peu, mais oui, c’était grand cette bestiole là. J’en ai croisé une dizaine, ou alors peut-être toujours les mêmes qui vaquaient au hasard juste comme moi… J’ai nagé au-dessus, au-dessous, à côté d’elles qui, peu intéressées voire un peu narquoises, me laissent approcher, mais jamais les toucher. Juste moi et les tortues!

Plus tard il y a aussi ma rencontre avec un beau reptile, élégamment strié de noir et de blanc (j’adore les rayures!). Reposant d’abord au creux des algues, il se lève et ondule jusqu’à la surface pour prendre un peu d’air, puis redescend, calmement. Je suis tout près et j’esquisse un ‘ouah!’ difforme (le tuba dans ma bouche). Je l’observe durant quelques instants et puis je reviens au bateau.

Mes compagnons plongeurs n’auront pas été aussi chanceux, juste une tortue! Je leur raconte excitée toute l’histoire et je boucle avec l’épisode du serpent. Les bouches s’arrondissent et les yeux sont près de sortir de leurs orbites. Mon copain, c’était un tricot rayé, dont le venin est dix fois plus puissant que celui d’un cobra royal… rien que ça! Juste moi et le serpent!

*Malheureusement pour moi, la plongée ce n’est pas encore trop ça… mais si ça vous botte, je vous recommande l’excellent blog de l’autre Corinne, Petites Bulles d’Ailleurs.

Cet article a été initialement publié sur ebookers.ch

Par Corinne Stoppelli

Je suis Corinne, un petit oiseau libre. Sans domicile fixe depuis 2010, je sillonne la planète à la recherche d'inspiration et de points de vue différents. Sur Vie Nomade, je partage mon regard sur le monde, le temps et le changement, d'une plume sincère et d'un objectif curieux et ouvert. En savoir plus?

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(7 commentaires)

  1. Trop trop fort, je ne savais pas qu’elles se laissaient ainsi approcher les tortues… 

  2. bird

    Hello,
    Vadrouilles interessantes, mais si tu acceptes quelques points de vue différents ou plus « critiques » ;) , le terme « vie nomade », ne me semble pas adapté au mode de vie que tu as; Les nomades ont été et sont encore pour certains avant tout des « voyageurs autonomes » et naturels, c’est à dire ne se déplaçant qu’à l’aide de leurs propres moyens naturels et en harmonie avec la nature, où ils trouvent généralement leur subsistance; Il y a des nomades à pied comme certains peuples de chasseurs-cueilleurs, à cheval comme les mongols des steppes, avec des dromadaires, sur des bateaux traditions à voile (comme certains peuples de nomades de la mer de thailande, ou d’andaman) et bien d’autres
    Personnellement, je ne considère donc pas « nomades », les gens du monde dit « moderne » qui utilisent pour se déplacer les transports en commun (dont ils sont donc dépendants) et les véhicules moteurs même personnels c’est parfois limite ! ; Je dirais plutot qu’ils sont touristes, ou voyageurs usagers des transports locaux; Quant au mode de subsistance, gagner sa vie grace à internet, me semble donc être aux antipodes du « nomadisme » ou même du « vagabondage » qui est avant tout une communion libre et secrete entre soi, la nature et l’univers…
    Mais chacun son avis et libre à tous de se « nommer » comme il veut
    Ce n’est pas un jugement de ma part, mais un simple avis sur le terme « nomade »
    Bonne continuation en tous cas

    • Bonjour Bird, 

      Merci pour cette réflexion intéressante, je vois bien à quoi tu te réfères: aux peuples nomades.
      Nomade est un adjectif qui décrit quelque chose qui se déplace et (pour les personnes) qui n’a pas de domicile fixe.
      On utilise l’adjectif nomade dans ‘technologies nomades’ par exemple pour parler d’un PDA (qui n’a rien de naturel, de saisonnier ou d’authentique, j’imagine qu’on est d’accord :p).
      Pour moi c’est surtout cela, le fait de ne pas avoir de domicile fixe (et de me déplacer au gré de mes envies).
      Je ne vise pas un voyage dénué de technologie ou de commodités, ce n’est pas l’objectif (bien que je sois ouverte à tout).
      Comment définirais-tu quelqu’un qui n’a pas de domicile fixe, qui ne s’est jamais senti chez soi dans un lieu précis et qui a l’impression d’appartenir à une terre plutôt qu’à une nation? (si c’est SDF, je préfère nomade, haha).

      • bird

        Re salut Corinne,
        merci pour l’échange, je comprend en parti ton impression d’être « nomade », étant donné que moi aussi je ne me suis jamais reconnu ni senti lié à un pays, un peuple, bref plutot citoyen du monde,être vivant de la nature, voire de l’univers :p et encore…;
        Pour te répondre, je connais les concepts de « digital nomades », je définirais plutot le style de vie des gens qui se déplacent souvent de « néo-routards » peut-être, mais qu’importe le flacon ;)
        Je te dis ça car je prevois pour ma part de repartir au long cours (avec ou sans retour, car je n’ai aucune attache ici ou ailleurs, et avec aussi un « projet perso pour financer mon itinérance), mais plutot avec mes propres moyens et déplacement; et que je n’aime pas spécialement les transports en communs, à kyoto, seattle, paris ou autres… « lol »
        Bonne route à toi

        • Avec plaisir :)

          Je te souhaite bien du plaisir sur la route, et si tu décides de publier partage ton blog avec moi, je serais ravie d’en lire plus sur ton approche de la route! Au départ je me disais que j’allais éviter les avions, déjà, mais finalement je fais avec. Si j’ai une idée, je saute dessus, et si j’ai les moyens j’essaie de le faire confortablement. Pas très écolo la madame j’en conviens, mais consciente au moins.
          À bientôt!

  3. juliette

    Il ne faut pas nager au dessus des tortues ni les suivre avec insistance ça les stresse et elle ne remonte plus à la surface pour respirer et peuvent mourir.

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