Histoires
d'ailleurs

Sous l’aile (délicieuse) des Chinois

HangzhouChine      Publié le • Dernière mise à jour:
J’ai finalement réussi à me nourrir. Mais tout de même, ça n’a pas été simple. Mine de rien, ils sont peu nombreux, les marchands qui peuvent s’offrir un menu en couleurs, avec des photos. J’aurais pu y penser aussi… mais soit.

C’est la suite de: Les Chinois et moi

Au supermarché chinois.

Au supermarché chinois

De retour à la guesthouse, je rencontre un nouvel arrivant: un professeur chinois qui parle l’anglais. Excellent, je vais pouvoir composer des phrases complètes… et les Chinois aussi! Je prends une bière avec l’équipe, et il assure la traduction pour tout le monde. C’est sept personnes contre une.

Ils me proposent de dîner avec eux, le soir. Le repas me semble de fête, mais en fait c’est le standard chinois, on dirait. Je n’ai absolument aucune idée de ce que contiennent tous ces plats… et on ne me dira pas. L’aventure commence pour de vrai!

Tout est absolument excellent, y compris les oeufs de cent ans et le tofu fermenté (ou tofu puant) (que je n’identifierai que des mois plus tard), des mets qui font frissonner de dégoût moult touristes.

Dîner chinois

Délices chinoises…

Et puis je m’attarde avec eux, à la table. Ils entament une bière locale, accompagnée de cacahuètes faisant trempette dans un bon vinaigre, à picorer du bout des baguettes (pas si facile). Ils m’offrent de leur précieuse boisson… me servent, me re-servent, et me servent encore. Ils veulent voir jusqu’où je peux aller! Et ils sont impressionnés… et surtout pompette, d’avoir tenté de me suivre. Il paraît qu’il y a une histoire de gènes asiatiques dans l’air. Légende ou pas?

Et je passe ma soirée là, à les regarder se parler, me sourire, construire quelques phrases en anglais, répondre de la façon la plus simple que possible, et contre tout attente, j’adore ça, c’est puissant: on la casse, la barrière linguistique.
Je me sens bien et eux aussi. Ils m’invitent au petit-déjeuner le lendemain, et puis au barbecue, et encore une fois au dîner (avec des plats tout différents). Et puis les bières, encore et encore!

Le lendemain soir, un couple s’invite à la guesthouse pour de courtes vacances dans le calme d’Hangzhou. Lui, il est américain, professeur d’anglais en Chine, elle, elle est d’ici. Ils se sont vus, se sont plu, et ils ont décidé d’apprendre ensemble la langue de l’un et de l’autre – et ça a fonctionné!

thé oolong

L’infusion compliquée du thé Oolong.

Il y a aussi un ami chinois de la manager, qui nous fait goûter à la tradition du thé Oolong. Il installe, entre les bières, un set à thé qui ressemble à une petite dînette, mais en plus raffiné. Il nous fait sentir le précieux herbage, qui n’infusera pas plus de sept minutes, et pas plus de sept fois. Une fois le temps écoulé, il verse le contenu dans un bol, avant de le répartir entre les hôtes. S’il servait les hôtes l’un après l’autre, le dernier recevrait un thé trop infusé.

Intriguée par cette minutie, je pose mes lèvre sur la minuscule coupelle qui fait office de tasse. Délicieux!

On change mon nom, ce soir-là. L’original? Trop compliqué. Je m’appelle désormais quelque chose qui ressemble à joie, ou bonheur. Mais si je le prononce mal, ça devient peau de canard (pas très glamour, mais je ne m’y attarde pas).

Nom chinois

Mon nom en chinois

Lire la suite: Quelques caractères chinois vous sauveront!

Cet article a été publié sur le blog voyage de ebookers.ch.

Par Corinne Stoppelli

Je suis Corinne, un petit oiseau libre. Sans domicile fixe depuis 2010, je sillonne la planète à la recherche d'inspiration et de points de vue différents. Sur Vie Nomade, je partage mon regard sur le monde, le temps et le changement, d'une plume sincère et d'un objectif curieux et ouvert. En savoir plus?

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(6 commentaires)

  1. Sympa ces rencontres… surtout quand on sait que ce n’est pas évident de vraiment « rencontrer » des Chinois, à cause de la barrière linguistique & culturelle…
    Et ton prénom se prononce KeXin et signifie en effet un truc du genre « qui peut être heureuse », « qui est heureuse »… Chouette !

    • Je me suis super attachée à eux. Pour le nom, c’est ce qu’ils m’avaient expliqué plus ou moins, mais j’oublie comment le prononcer à chaque fois :D dur dur! Peut-être que je vais apprendre un peu de chinois maintenant que je suis à Taiwan.

  2. NowMadNow

    Bien sympas tes rencontres… et le tofu puant fait partie des mets inavouables que je brûle de goûter ;)

    Bonne continuation,
    NowMadNow

  3. Lucie Aidart

    Pas du tout une légende pour les asiatiques…. je ne sais pas si c’est une histoire de gènes ou autre chose (oui je suis bulle en science), mais aucun de mes amis asiatiques ne tient bien l’alcool!

  4. Il est vrai que manger des cacahuètes à la baguette demande une certaine dextérité mais personnellement, suite à un séjour de 10 jours en Chine, je n’ai plus la moindre difficulté à réussir ce qui peut passer, aux yeux de nombreux occidentaux, comme un tour de force ! Pour le gène asiatique, une amie suivant des études de médecine m’a récemment confirmé qu’ils sont effectivement génétiquement prédisposés à ne pas tenir l’alcool, même si comme toute prédisposition génétique, on trouve toujours des individus qui y font exception.

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