La vie
nomade

Choisir entre le rêve et la carrière

Publié le • Dernière mise à jour:

À la fin de mes études, j’avais déjà ce rêve de vie détachée du lieu de travail. Mais en tant qu’étudiante je n’avais pas encore les moyens de pouvoir m’assumer seule, et l’impression que la découverte du monde me coûterait bonbon repoussait à très loin le fatidique départ.

Seulement, il fallait tout de même se préparer. Le travail devait devenir portable et être prêt à me suivre à l’autre bout de la terre.

Pour un indépendant dans la communication, cela requiert d’avoir un bon nombre de contacts confiants, un portfolio solide, une présence sur le Web: des choses qui se construisent et se tissent au fil des expériences.

J’ai donc opté pour le chemin qui n’était pas forcément le plus simple: me lancer directement comme indépendante. Le parcours « pas de fric, mais je sue, je sue malgré tout » n’est pas forcément fait pour tout le monde, il faut vraiment en avoir envie. Pour moi, ça allait de soi: tout ça serait mon bagage à l’autre bout de la planète.

Bref, mes choix possibles étaient:

  • Prendre mon indépendance financière le plus rapidement que possible, et quitter mes parents (= entreprise)
  • Patienter pour l’indépendance financière et investir mon énergie pour n’avoir à dépendre d’aucune entité ensuite (= indépendante, sans le sou)

Avec mon deuxième choix, je pars avec une situation financière limite: juste le nécessaire, disons. Mais je compte sur un coût de vie nettement inférieur dans les destinations où je me rendrai dans un premier temps.

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Mais le rapport avec une carrière dans tout ça?

Il m’est arrivé qu’on me propose des postes alléchants, des postes qui m’ont fait réfléchir, soupeser… Reculer le projet pour vivre l’expérience du travail en entreprise dans une excellente structure? Une question que je me suis longuement posée.

J’ai cependant tiré un trait sur cette idée. Je suis jeune, et il me semble que me lancer dans cette expérience nomade dès maintenant pourra donner une réponse à toutes les autres questions que je me suis posée.

Vais-je revenir en courant? C’est possible.
Vais-je ne jamais revenir? C’est possible aussi.

Je pourrais disserter longuement sur la chose et en arriver à une conclusion logique, mais il s’agit là de ressenti, et d’émotions. Il y a donc toujours raison et coeur qui se mélangent. Je n’y répondrai donc qu’après l’avoir exploré, vécu.

Car aujourd’hui persuadée qu’il me faut le tenter. Et grâce à ce merveilleux cadeaux que m’ont fait les personnes que j’ai côtoyées (professionnellement comme socialement), la confiance, je sais désormais que je suis un être capable et utile et que, quoi qu’il arrive, je m’en sortirai.

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Par Corinne Stoppelli

Je suis Corinne, un petit oiseau libre. Sans domicile fixe depuis 2010, je sillonne la planète à la recherche d'inspiration et de points de vue différents. Sur Vie Nomade, je partage mon regard sur le monde, le temps et le changement, d'une plume sincère et d'un objectif curieux et ouvert. En savoir plus?

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(7 commentaires)

  1. Alba

    Je viens de découvrir ce billet seulement maintenant!

    Je peux l’affirmer : you’re… so special! ;-)

    Je t’embrasse très très fort <3

  2. Manu

    Merci beaucoup pour ton site. Je suis tombé dessus par pur hasard en cherchant une destination de voyage sans vraiment savoir où je souhaitais attérir. Après l’avoir parcouru ce billet me semble presque le plus pertinent dans la mesure où il décrit le point de rupture, le choix à faire … Nous laisser plonger dans ton introspection est un cadeau inestimable. Je tacherai d’en faire bon usage. Bonne route à toi !

  3. benali

    Bonjour,
    Je te remercie sincèrement de tenir ce blog qui est à ce jour le plus complet et inspirant que j’ai découvert. Tu m’as ouvert l’esprit sur un mode vie qui me fascine et que je veux faire miens alors que j’étais en perte de repère. Merci ! :D

  4. « Quoi q’uil arrive, je m’en sortirai ». C’est exactement ça, je viens d’avoir une lumière merci!! Finalement, c’est ce qui fait toute la différence entre les gens qui se lancent pour poursuivre leurs rêves, et ceux qui repoussent ad vitam. Je me suis aussi lancée dans une vie de nomade en janvier 2014. Je ne regrette rien. Et même si je ne sais pas où je serais dans 6 mois et que les gens trouvent ce manque de « sécurité » effarant, je me dis avec confiance que « quoi qu’il arrive, je m’en sortirai ». C’est aussi simple que ça !

    • Bravo pour ton départ, je te souhaite beaucoup d’expériences positives et d’apprentissage! C’est simple, mais pas forcément facile… Mais on s’en fout, on se donnera les moyens quoiqu’il arrive!

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