La vie
nomade

Objets, habitudes et gratitude

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Être nomade, voguer le monde sans point d’attache, ça laisse songeur. Et puis l’on repense à tous ces biens matériels qu’on laisserait derrière…

Il y a le confort de la vaisselle dans laquelle on dépose tous les jours nos repas, ces dizaines de tubes de crèmes pour toutes les circonstances, ces couettes bien moelleuses et chaudes, cette chaise de bureau qui ne fait pas mal au dos, les rouleaux de papier toilette, les sacs poubelles, les linges propres qui fleurent bon la lessive, le stock infini de bonne nourriture du supermarché du coin…

Le confort, un cadeau

Plus que des objets, on doit laisser derrière soi une flopée d’habitudes liées au confort quasi ignorant de vivre dans l’un des pays les mieux lotis du monde. Et pour y arriver, il n’y a qu’une solution: prendre conscience que tout est optionnel… Finalement, tout est un cadeau, un plus.

Réussir à se dire chaque matin que pouvoir se brosser les dents (prendre un petit-déjeuner ou s’asseoir sur la cuvette, désolée pour l’association!) est non pas un dû, mais une opportunité, cela est sans doute un bon pas vers une libération matérielle! On prend soudainement plaisir à effectuer des choses que l’on faisait machinalement.

Reconnaître que tout ne nous est pas dû

Baisser le niveau de ses attentes n’est pas une tâche aisée, il faut d’abord prendre conscience de cette nécessité, puis attacher à chaque geste une importance jamais eue.

Essayons d’être ravis par les petits instants de lucidité qu’une telle vision nous permet d’avoir (ne serait-ce que reconnaître que nous avons la chance de pouvoir marcher ou respirer sans aide extérieure). Pouvons-nous alors ressentir autre chose qu’une profonde gratitude?

Reconnaissance = Acceptation

Bon, tout cela n’aide peut-être pas à s’en détacher au final? Il semble que ce soit même la démarche inverse!

À mon sens, non. Si l’on prend conscience que tout est optionnel, on peut aussi entrer dans l’acceptation du dépouillement, reconnaître que d’autres s’en passent dans leur quotidien. Faire le compromis, en somme. Et surtout, constater qu’un tri est nécessaire.

Et vous?

Quelles sont les 3 petites habitudes du quotidien que vous aimeriez pouvoir conserver, à l’autre bout du monde?

Cet article vous a plu ou vous a servi?

Par Corinne Stoppelli

Je suis Corinne, un petit oiseau libre. Sans domicile fixe depuis 2010, je sillonne la planète à la recherche d'inspiration et de points de vue différents. Sur Vie Nomade, je partage mon regard sur le monde, le temps et le changement, d'une plume sincère et d'un objectif curieux et ouvert. En savoir plus?

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(6 commentaires)

  1. Pour avoir déjà essayé, les 3 choses dont je ne peux pas me passer sont: 2 repas par jour et une douche :)

  2. Je pense que les 2 repas par jour seraient aussi difficilement « zappables » pour moi! Et puis dans le même ordre d’idée, avoir suffisamment d’eau à portée de main pour ne pas finir déshydratée!

  3. manger, un coin pour dormir, une douche.
    Et comme je suis une nomade virtuelle, bien sûr mon ordi et une bonne connexion internet pour pouvoir travailler.
    Pour le reste, je viens de faire l’exercice de ce que j’ai appellé le Grand Chambardement = laisser ma vie à Montréal pour ne garder qu’une « oasis de nomade » au Mexique. J’ai donc liquidé tout ce que je possédais, car pour moi voyager se conçoit léger.
    J’ai gardé une quarantaine de livres et 2 ou 3 objets. Je me passe très bien de ce que j’ai laissé en arrière de moi et me sens tellement, mais tellement plus légère!

    Lire le dernier billet de Renée: Rituel estival

  4. Je t’envie d’en être déjà là! Et j’imagine bien ta légèreté. Plus je liquide, plus je me sens bien aussi. Moins de fouillis, juste l’essentiel: le temps, les relations… Mais j’ai encore du pain sur la planche ;)

  5. Astrid

    Je vis au Mexique depuis trois ans et j’ai laissé toutes mes affaires (à part mes vêtements, mon appareil photo et quelques livres!)chez ma mère. Là-bas, ma chambre est remplie de cartons à cause de mes nombreux déménagements ;-) Je me dis souvent que le jour où je m’installerai quelque part et que j’ouvrirai à nouveau ces boîtes, ce sera un peu comme Noël ;-)

    Ce qui me manque au Mexique, c’est le manque de service et de choix: plus de télé dès qu’il pleut, aucun pré-avis si on te coupe l’électricité (si tu as un jour de retard!), pas de choix question « shopping » (et je ne parle pas seulement des habits et des livres, quand je cherche le truc le plus anodin du monde (pour moi), je suis presque sûre que je ne le trouverai pas!), il faut faire la queue pour payer la plupart de ses factures, etc.

    Je m’en accomode très bien dans la vie de tous les jours mais parfois je craque et pique une crise (intérieure!)

  6. Bonjour Astrid,

    Ce que tu dis montre bien que les choses qui nous paraissent parfois si simples « ici » peuvent prendre des dimensions tout autres dans un coin du monde différent!

    J’aimerais bien aussi laisser un certain nombre de choses chez ma mère, si seulement sa cave n’était pas déjà si pleine à craquer :p

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