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Des imprévus à prévoir

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Là où certains disent « mais qu’attendez-vous pour tout plaquer et partir? vous finirez par ne jamais le faire », d’autres préfèrent patiemment attendre d’avoir une certaine sécurité, un peu d’argent de côté, une situation financière suffisamment stable…

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Plutôt partisane du juste milieu, je pense que chaque position a ses bons côtés. Il est bon de ne pas permettre à des craintes sur-proportionnées de nous empêcher d’atteindre nos objectifs, mais il est aussi bon d’avoir une certaine mesure et de prendre ses précautions… sans qu’elles nous envahissent (à ce moment là, c’est qu’elles découlent de nos craintes, et l’on retourne dans les abus du premier schéma).

Et puis, parfois, certains événements nous remettent les pieds sur terre, nous prouvant que l’on n’a pas pris ces précautions minimales, ou que l’on s’est brûlé les ailes dans le cas inverse.

Il me semble que, parmi les règles de sécurité les plus basiques en voyage, avoir une bonne assurance et une réserve de fonds en cas de pépin sont un must. Je n’ai pas encore fouillé la question de l’assurance, mais du côté de la réserve de fonds, c’est en travail.

Au départ, je me disais que 3’000CHF (1’980€) de réserve d’urgence, sur un compte séparé, seraient suffisant dans un pays où le coût de la vie est bas. En fait, de quoi prendre un billet d’avion de retour, payer un petit loyer quelque part, et se nourrir (de façon basique).

Mais force est de constater que si l’on vit avec des outils de travail de pointe, nécessaires et difficilement remplaçables, on doit aussi prévoir qu’ils pourraient nous mourir entre les mains. Auquel cas, on n’a plus moyen de subvenir à ses besoins par son travail.

C’est un petit incident qui m’a quelque peu réveillée à ce sujet: je me suis prise dans un câble, qui a renversé une bouteille d’alcool sucré sur le clavier de mon portable. Coût de la casse: 427CHF (280€), ça fait chère la bière aromatisée… mais surtout, j’ai eu de la chance, les composantes électroniques n’ont pas été touchées. Si j’avais dû remplacer l’entière machine, j’aurais dû aligner 3’500CHF (2’300€)… soit plus de la réserve que j’aurais prévue. Un incident bête, certes, qui aurait pu être évité, mais qui éclaire sur une foule d’autres petits accidents similaires qui pourraient subvenir sur un terrain pas aussi confortable qu’un domicile européen.

Autre aléa: j’ai eu de la chance, un fournisseur de la marque de mon ordinateur se trouvait dans ma ville. Mais si l’on doit courir un pays pour trouver un prestataire pouvant réparer ou remplacer la chose, comment assurer les délais des clients? Outre une réserve d’argent, apparemment il faut aussi prévoir une réserve de temps, et accepter une vie un brin plus ralentie… ce qui à mon sens, n’est pas forcément un mal!

Mais on peut toujours courir le(s) risque(s). Comment voyez-vous la chose? Quelle somme vous paraît être un bon montant de sécurité?

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Par Corinne Stoppelli

Je suis Corinne, un petit oiseau libre. Sans domicile fixe depuis 2010, je sillonne la planète à la recherche d'inspiration et de points de vue différents. Sur Vie Nomade, je partage mon regard sur le monde, le temps et le changement, d'une plume sincère et d'un objectif curieux et ouvert. En savoir plus?

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(4 commentaires)

  1. alizé

    salut,
    très beau site, pleins d’informations utiles.
    Je suis également partie de chez moi pour un temps indéterminé mais étant toujours en europe je n’ai pas encore réglé la question de l’assurance. Je me demandais si tu avais des conseils à donné à ce niveau la.

    Merci
    Alizé

    • Hello Alizé et merci :)
      Où te trouves-tu en Europe?
      Pour ma part, en Suisse, j’ai gardé mon assurance habituelle et ils m’ont proposé des ‘paquets’ spéciaux pour me couvrir à l’étranger aussi. Peut-être discuter avec ton assurance habituelle et voir ce qu’ils proposent?

      • alizé

        Ok, merci pour tes conseils :)
        Pour le moment on est en Norvège pour encore quelques semaines puis le plan c’est repos en Grèce pour rejoindre un ami de mon copain, retour à Bruxelles qq jours pour le mariage d’une amie et ensuite on aimerai faire du bateau stop pour traverser l’atlantique vers les Antilles cet automne.

  2. Guillaume

    Je suis d’accord avec toi mais il a fallut que mon meilleur pote me mette le caca devant le nez pour m’en rendre compte…
    A la base j’allais partir comme ça, sans rien et je me disais que je gérerai sur le coup. En gros je voulais agir sous l’impulsion et sans parachute. Comme si tu faisais du wing-suit sans les ailes ^^
    Du coup je suis dans la même démarche que toi, je me donne 1 an minimum pour monter mon projet en indépendant et mettre assez d’argent de côté pour sécuriser le tout. Après si ça doit prendre 1 an de plus je le ferais, le but n’étant pas de me planter mais de réaliser un projet qui me tient à coeur. Et pour ça je veux faire les choses au mieux !

    Article intéressant et utile encore une fois :)

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