<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" >

<channel>
	<title>Vie Nomade &#187; Train de Vie</title>
	<atom:link href="http://www.vie-nomade.com/category/train-de-vie/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.vie-nomade.com</link>
	<description>Quelques pas vers la liberté</description>
	<lastBuildDate>Sat, 04 Feb 2012 09:26:21 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator>
		<item>
		<title>Ma vraie vie VS ma vie Facebook</title>
		<link>http://www.vie-nomade.com/2012/ma-vraie-vie-vs-ma-vie-facebook/</link>
		<comments>http://www.vie-nomade.com/2012/ma-vraie-vie-vs-ma-vie-facebook/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 04 Feb 2012 09:26:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Corinne</dc:creator>
				<category><![CDATA[Train de Vie]]></category>
		<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[différence]]></category>
		<category><![CDATA[priorités]]></category>
		<category><![CDATA[sentiments]]></category>
		<category><![CDATA[style de vie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.vie-nomade.com/?p=2128</guid>
		<description><![CDATA[Ah, mais que je l&#8217;envie! Tous ces paysages, ces sourires, ces aventures, ces soirées arrosées… Elle ne s&#8217;ennuie décidément jamais! Et moi, coincée dans la routine, je ne peux qu&#8217;attendre l&#8217;arrivée de mes maigres congés de vacances pour n&#8217;espérer qu&#8217;une petite bouchée de cet exotisme extravagant. Photo par Marcus Chan. Cette fille envieuse c&#8217;était moi, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Ah, mais que je l&#8217;envie! Tous ces paysages, ces sourires, ces aventures, ces soirées arrosées… Elle ne s&#8217;ennuie décidément jamais! Et moi, coincée dans la routine, je ne peux qu&#8217;attendre l&#8217;arrivée de mes maigres congés de vacances pour n&#8217;espérer qu&#8217;une petite bouchée de cet exotisme extravagant.</em></p>
<p><a href="http://www.vie-nomade.com/wp-content/uploads/2012/02/vraievie01.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2129" title="vraievie01" src="http://www.vie-nomade.com/wp-content/uploads/2012/02/vraievie01.jpg" alt="" width="500" height="373" /></a><br />
<em>Photo par Marcus Chan.</em></p>
<p>Cette fille envieuse c&#8217;était moi, il y a quelques années. Et là, maintenant, c&#8217;est peut-être vous, vous qui me lisez!<br />
La vérité c&#8217;est qu&#8217;aujourd&#8217;hui, je m&#8217;envie parfois moi-même. Après deux ans à vadrouiller dans toute l&#8217;Asie, je m&#8217;y sens comme à la maison, et il m&#8217;arrive d&#8217;oublier où je me trouve.<br />
Puis soudainement, un quelque chose d&#8217;ensoleillé m&#8217;y ramène: j&#8217;y suis! je l&#8217;ai fait! Et l&#8217;espace d&#8217;un instant je suis élevée sur un nuage, d&#8217;où une pluie de mousson abrupte, mais courte, me fera rapidement descendre sous la forme d&#8217;une brume légère.</p>
<p>Loin, en Europe, le froid et la grisaille font rêver tout un chacun de plages et de soleil, de fruits bien mûrs aux arômes raffinées. Quant à moi, je suis catapultée dans un univers que l&#8217;on assimilerait volontiers aux années 50: transports obsolètes, problèmes sans autres solutions que l&#8217;épreuve du temps elle-même, hygiène douteuse, et autres questionnements, culturels ou politiques.</p>
<p>Non, comprenez bien que je ne suis pas en train de me plaindre: je l&#8217;ai choisie cette vie là, et elle me plaît en l&#8217;état. Seulement voyez-vous, il n&#8217;y a pas que du joli et de la joie.</p>
<p>Il y a tout ce bruit, toute cette pollution, il y a le laisser-aller général, la saleté des rues, les insectes lovés dans l&#8217;humidité de votre lit. Il y a la chaleur étouffante, la fouille grouillante et souvent odorante, les assiettes que l&#8217;on rince trop rapidement.<br />
Il y a les arnaques, les clichés peu valorisants dans lesquels on vous englobe, <em>à priori</em>.<br />
Il y a les incompréhensions, la barrière linguistique, les coutumes que l&#8217;on ne comprend pas vraiment.<br />
Mais aussi, il y a la peur, la peur de l&#8217;inconnu, la peur de ne pas savoir si l&#8217;on aura un toit, demain, la peur d&#8217;être une cible parfois, la peur d&#8217;être seul, surtout. Seul dans ce peuple immense; entouré, mais seul! Quel paradoxe!</p>
<p>Loin de l&#8217;esprit des voyageurs temporaires, je suis à part entière de ce nouveau monde; beau certes, mais difficilement compréhensible. Les aventures qui sont généralement celles d&#8217;une folle semaine à l&#8217;étranger, celles que l&#8217;on raconte à ses amis, à sa famille, avec diaporama à la clef, elles ne sont que faits de mon quotidien.</p>
<p>Non, je ne suis pas blasée, juste fatiguée. De la même fatigue qui épuise les autres, chaque matin à huit heures sonnantes, à l&#8217;entrée de leur bureau, de cet ennui même qui leur fait compter les heures jusqu&#8217;à la tant attendue pause de midi.</p>
<p>C&#8217;est le même ciel que nous regardons. C&#8217;est le même engrenage qui nous use, jour après jour. Je n&#8217;ai fait que couper les ponts avec une sécurité et un confort relatifs, dans une vaine tentative de séparer l&#8217;espace du temps.</p>
<p><a href="http://www.vie-nomade.com/wp-content/uploads/2012/02/vraievie02.jpg"><img title="vraievie02" src="http://www.vie-nomade.com/wp-content/uploads/2012/02/vraievie02.jpg" alt="" width="500" height="398" /></a><br />
<em>Photo par Marcus Chan.</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.vie-nomade.com/2012/ma-vraie-vie-vs-ma-vie-facebook/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le bouddha rit</title>
		<link>http://www.vie-nomade.com/2012/le-bouddha-rit/</link>
		<comments>http://www.vie-nomade.com/2012/le-bouddha-rit/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 25 Jan 2012 05:31:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Corinne</dc:creator>
				<category><![CDATA[Taïwan]]></category>
		<category><![CDATA[Train de Vie]]></category>
		<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[bouddhisme]]></category>
		<category><![CDATA[sentiments]]></category>
		<category><![CDATA[spiritualité]]></category>
		<category><![CDATA[taiwan]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.vie-nomade.com/?p=2081</guid>
		<description><![CDATA[Mes six mois à Taïwan touchent à leur fin. Du toit de mon appartement, je perds mon regard pour la dernière fois sur la montagne Nanshijiao, d&#8217;où cet immense bouddha doré a semblé me narguer, m&#8217;encourager, me consoler ou encore m&#8217;ignorer au travers de toutes les épreuves traversées. Difficile de voir le visage du bouddha [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Mes six mois à <strong>Taïwan</strong> touchent à leur fin. Du toit de mon appartement, je perds mon regard pour la dernière fois sur la montagne <strong>Nanshijiao</strong>, d&#8217;où cet immense bouddha doré a semblé me narguer, m&#8217;encourager, me consoler ou encore m&#8217;ignorer au travers de toutes les épreuves traversées.</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 510px"><a class="tt-flickr tt-flickr-Medium" title="Hualien &amp; Luodong" href="http://www.flickr.com/photos/exiledesigns/6688430173/"><img src="http://farm8.staticflickr.com/7011/6688430173_74272288a1.jpg" alt="Hualien &amp; Luodong" width="500" height="500" /></a><p class="wp-caption-text">À la gare de Taipei</p></div>
<p>Difficile de voir le visage du bouddha de là, en raison de la distance. Je n&#8217;avais jamais eu l&#8217;occasion d&#8217;aller y jeter un oeil de près. Mais hier soir, Luya, ma colocataire, m&#8217;a emmenée sur la route tortueuse qui mène au temple et accompagnée sur les fatigantes 300 marches à gravir dans cette quête symbolique d&#8217;un brin de <em>vérité intérieure;</em> un bel au revoir, à la ville, à cette amie, aux autres amis, et à un espoir un peu fou que mon esprit avait fomenté à mon insu durant ces dernières semaines.</p>
<p>Au sommet, nous traversons cinq stations de prière, cinq bâtonnets d&#8217;encens à la main qu&#8217;il faudra laisser à chacun des bouddhas prêts à nous écouter.<br />
Il y a le bouddha &laquo;&nbsp;général&nbsp;&raquo;, il y celui de la paix, il y a le gardien de la montagne, il y a celui de la prospérité, celui de la maternité.<br />
À chacun je laisse un petit message, un remerciement de m&#8217;avoir donné tant de courage et de force; de m&#8217;avoir offert ces yeux et jambes qui m&#8217;ont emmené au bout du monde, là où peu de gens, finalement, accèdent; une pensée pour tous ces coeurs qui se sont ouverts à moi, ou auxquels je me suis ouverte; un espoir d&#8217;avoir pu accomplir quelque chose de bien, malgré ma petite portée, et finalement un voeu de pouvoir continuer à grandir, à apprendre avec reconnaissance.</p>
<p>Plus tard, je recevrai le droit de poser une question au bouddha de la montagne. Je décide de lui parler d&#8217;amour: ce garçon est-il le bon? Je prends dans mes mains les blocs de divination qui me transmettront sa réponse une fois lancés au sol.<br />
Ils retombent sur la même face et Luya m&#8217;explique: &laquo;&nbsp;Cela signifie que le bouddha rit. Reformule ta question.&nbsp;&raquo;<br />
Bouddha, pourquoi ris-tu? J&#8217;aimerais savoir si, malgré les difficultés, je dois placer ma foi en cette relation.<br />
Cette fois, le bouddha acquiesce. Je relance une troisième fois les blocs, pour savoir si le bouddha souhaite me donner des indications sur la façon de procéder; il acquiesce encore.<br />
Je peux donc tirer un bâtonnet qui porte un numéro correspondant à un tiroir dans lequel je trouverai mon inspiration sous la forme d&#8217;une citation.</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 510px"><a title="heart in my tofu" href="http://www.flickr.com/photos/exiledesigns/6688388175/"><img src="http://farm8.staticflickr.com/7150/6688388175_5ccf367889.jpg" alt="heart in my tofu" width="500" height="500" /></a><p class="wp-caption-text">Un coeur que je n&#39;avais pas demandé dans mon tofu.</p></div>
<p>La lecture n&#8217;en est pas très encourageante. Luya m&#8217;explique qu&#8217;il y a différents degrés de complexité dans les quêtes et que celui que j&#8217;ai tiré est le plus difficile. &laquo;&nbsp;Tu peux poursuivre cette quête&nbsp;&raquo; me dit-elle &laquo;&nbsp;mais tu te trouves déjà au coeur de la tempête: c&#8217;est l&#8217;hiver et toutes les feuilles de l&#8217;arbre sont tombées. Tu traverseras la peur, les doutes, la douleur.&nbsp;&raquo;<br />
Mais n&#8217;y a-t-il pas un peu d&#8217;espoir? Luya me dit que oui.<br />
Alors, je reprends mes auspices de bois pour une dernière question: Bouddha, est-ce que ça en vaudra la peine?<br />
Le bouddha rit à nouveau; une pointe d&#8217;amertume, un sourire nerveux se fige sur mon visage.</p>
<p>Je reformule ma question, mais trop vite, trop vague: Bouddha, dois-je garder la foi?<br />
Bouddha acquiesce. Je sais qu&#8217;il ne répondra pas plus loin: les réponses sont déjà toutes en moi.</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 510px"><a class="tt-flickr tt-flickr-Medium" title="Cheeses!" href="http://www.flickr.com/photos/exiledesigns/6688403823/"><img src="http://farm8.staticflickr.com/7023/6688403823_c8e0fa3fe3.jpg" alt="Cheeses!" width="500" height="500" /></a><p class="wp-caption-text">À l&#39;hôpital bouddhiste de Taipei</p></div>
<p>À la base du temple, il y a encore quelques stations: un bouddha de prospérité, un bouddha pour la réussite aux examens, et un bouddha pour l&#8217;amour. Et finalement, il y a un petit pont à traverser: on laissera à l&#8217;entrée toutes les instances négatives qui nous ont pesé. Cela ressemble un peu à une renaissance.</p>
<p>Je remercie d&#8217;avoir reçu la preuve que je pouvais encore aimer, et être aimée. Je remercie d&#8217;avoir appris que j&#8217;étais prête, enfin, après les épreuves, après la fuite. Je suis reconnaissante d&#8217;enfin avoir retrouvé ma confiance en moi, et d&#8217;avoir obtenu la preuve que je pouvais placer cette confiance en quelqu&#8217;un d&#8217;autre, sans attentes, dans la tolérance.</p>
<p>Je reconnais aussi qu&#8217;il y a des choses qu&#8217;on ne peut demander, qu&#8217;elles ne dépendent pas de nous et, dans un dernier salut, je traverse le pont et laisse derrière moi les frustrations, la colère et les incompréhensions.</p>
<p>Il est temps pour moi de reprendre ma route, dans ma quête de vérité et de connaissance.</p>
<ul>
<li>Une idée en images? Tête de Chat a rédigé un billet plein de jolies photos sur les <a title="blocs de divination chinois" href="http://www.tetedechat.com/blog/index.php/les-blocs-de-divination/">blocs de divination chinois</a>.</li>
<li>Cet article a été publié sur le <a href="http://www.ebookers.ch/blog-voyage/">blog voyage de ebookers.ch</a>.</li>
</ul>
<p><a href="http://www.tetedechat.com/blog/index.php/les-blocs-de-divination/"><br />
</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.vie-nomade.com/2012/le-bouddha-rit/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
	<georss:point>25.0910759 121.5598373</georss:point>	</item>
		<item>
		<title>Romances ratées, façon philippine</title>
		<link>http://www.vie-nomade.com/2011/romances-ratees-facon-philippine/</link>
		<comments>http://www.vie-nomade.com/2011/romances-ratees-facon-philippine/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 26 Sep 2011 07:30:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Corinne</dc:creator>
				<category><![CDATA[Philippines]]></category>
		<category><![CDATA[Train de Vie]]></category>
		<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[philippines]]></category>
		<category><![CDATA[romance]]></category>
		<category><![CDATA[sentiments]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.vie-nomade.com/?p=1876</guid>
		<description><![CDATA[Dans le taxi qui m&#8217;emmène à l&#8217;aéroport de Dumaguete, Carlo sait qu&#8217;il ne me reverra probablement jamais, mais il se fait positif. &#171;&#160;Alors, quand reviendras-tu?&#160;&#187; &#171;&#160;Bientôt! J&#8217;ai encore des choses à voir et puis je viendrai vivre ici.&#160;&#187; Carlo est enthousiaste. &#171;&#160;Parfait, parfait! Je t&#8217;aiderai à trouver un appartement, tu verras, ce n&#8217;est pas difficile! [...]<h3>Peut-être aimeriez-vous aussi lire ceci?</h3><ol>
<li><a href='http://www.vie-nomade.com/2011/detente-vietnam/' rel='bookmark' title='Détente façon Vietnam'>Détente façon Vietnam</a></li>
</ol>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le taxi qui m&#8217;emmène à l&#8217;aéroport de <a title="Retour à la « ville »: Dumaguete City" href="http://www.vie-nomade.com/2011/dumaguete/">Dumaguete</a>, Carlo sait qu&#8217;il ne me reverra probablement jamais, mais il se fait positif.</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 344px"><a class="tt-flickr tt-flickr-Medium" title="Butterfly Sanctuary in Siquijor" href="http://www.flickr.com/photos/exiledesigns/4694926367/"><img src="http://farm5.static.flickr.com/4028/4694926367_8cc80745f2.jpg" alt="" width="334" height="500" /></a><p class="wp-caption-text">Un papillon philippin</p></div>
<p><em>&laquo;&nbsp;Alors, quand reviendras-tu?&nbsp;&raquo;<br />
</em><em>&laquo;&nbsp;Bientôt! J&#8217;ai encore des choses à voir et puis je viendrai vivre ici.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Carlo est enthousiaste.</p>
<p><span id="more-1876"></span><em>&laquo;&nbsp;Parfait, parfait! Je t&#8217;aiderai à trouver un appartement, tu verras, ce n&#8217;est pas difficile! Et l&#8217;on pourra devenir de bons amis!&nbsp;&raquo;</em><br />
Puis, il y a un silence, poétiquement rythmé avec un arrêt à un feu rouge qui lui permet de me regarder et me lancer un<br />
<em>&laquo;&nbsp;Tu vas me manquer.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Carlo, c&#8217;est le conducteur de taxi que j&#8217;avais rencontré à <a title="Au hasard, aux Philippines" href="http://www.vie-nomade.com/2011/au-hasard-aux-philippines/">mon arrivée aux Philippines</a>. Je l&#8217;avais trouvé sympathique et avais décidé d&#8217;en faire mon conducteur officiel pour le reste du séjour. Du coup, on se voyait tous les deux ou trois jours, on prenait de nos nouvelles, on refaisait un brin le monde, mais en vitesse.</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 385px"><a title="Falcon's eye" href="http://www.flickr.com/photos/exiledesigns/4708053741/"><img src="http://farm5.static.flickr.com/4052/4708053741_32c6096d80.jpg" alt="" width="375" height="500" /></a><p class="wp-caption-text">Un souvenir de Suisse</p></div>
<p>Et puis il y avait les autres. Jonathan, par exemple, que j&#8217;avais rencontré à la guesthouse. On s&#8217;étais mis à discuter de tout et de rien et très rapidement notre conversation s&#8217;était faite un brin philosophique, avant de basculer sur le sujet des relations.</p>
<p>Jonathan portait une alliance, mais il faisait sans arrêt allusion aux romances, aux jolies filles, à une étincelle qui lui manquait. Au beau milieu de notre conversation, il m&#8217;avait invité à dîner, mais j&#8217;avais refusé, la panse pleine. Et puis&#8230;<br />
<em>&laquo;&nbsp;Si tu te sens seule en tout cas, je suis là. Je pense que tu es quelqu&#8217;un de formidable, tu me plais beaucoup, alors&#8230;&nbsp;&raquo;</em><br />
<em>&laquo;&nbsp;Mais, tu es marié, non?&nbsp;&raquo;<br />
</em>Jonathan s&#8217;était alors immédiatement ouvert, comme un livre. Oui, marié, mais <em>compliqué</em>. Une petite fille, c&#8217;était tout ce qui le retenait. Mais il ne voulait plus voir sa femme, et c&#8217;est pour cela aussi, qu&#8217;il avait choisi un métier qui le faisait se déplacer constamment dans les Philippines. Après avoir gentiment décliné sa proposition, on s&#8217;était remis à parler de tout et de rien, comme si la question n&#8217;avait pas eu lieu.</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 510px"><a title="First day feast" href="http://www.flickr.com/photos/exiledesigns/4708051509/"><img src="http://farm5.static.flickr.com/4021/4708051509_d56d6bfb1d.jpg" alt="Piqûres de moustiques" width="500" height="375" /></a><p class="wp-caption-text">Au Philippines, il n&#39;y a pas que les garçons qui m&#39;aiment bien.</p></div>
<p>Et puis il y avait, Richard, sur Siquijor, qui avait attendu que la nuit tombe, que les étoiles scintillent haut dans le ciel. Il était venu s&#8217;asseoir à côté de mon hamac, qu&#8217;il balançait gentiment, et entre deux silences pesants:<br />
<em>&laquo;&nbsp;Il faut que je te dise quelque chose d&#8217;important.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Il me sentit tendue et précisa:<br />
<em>&laquo;&nbsp;Il ne faut surtout pas que ça t&#8217;effraie, je m&#8217;en voudrais, prends-le simplement. Je crois que je suis amoureux de toi. Non, en fait, je ne crois pas: je t&#8217;aime.&nbsp;&raquo;</em><br />
Mon silence pénible le força à préciser les choses:<br />
<em>&laquo;&nbsp;Je sais qu&#8217;on est différents, que tu as besoin de vivre encore tellement de choses. Je peux attendre, j&#8217;attendrai.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Romantiques philippins qui savent sauter sur une opportunité, et ne craignent pas un refus.<br />
<em></em>J&#8217;ai gardé contact amical (et honnête, j&#8217;ai été bien claire) avec tous ces garçons très francs qui m&#8217;ont fait réaliser un peu plus que si on ne tente rien, on n&#8217;a rien. Et comme le disait joliment Richard: <em>&laquo;&nbsp;Si la vie te tend une opportunité et que tu ne la saisis pas, alors tu es fou.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><em>Cet article a été publié sur le <a href="http://www.ebookers.ch/blog-voyage/2011/09/19/romances-ratees-facon-philippine/">blog voyage d&#8217;ebookers</a>.</em></p>
<h3>Peut-être aimeriez-vous aussi lire ceci?</h3><ol>
<li><a href='http://www.vie-nomade.com/2011/detente-vietnam/' rel='bookmark' title='Détente façon Vietnam'>Détente façon Vietnam</a></li>
</ol></p>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.vie-nomade.com/2011/romances-ratees-facon-philippine/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
	<georss:point>9.2955523 123.2814941</georss:point>	</item>
		<item>
		<title>Les séparations</title>
		<link>http://www.vie-nomade.com/2011/les-separations/</link>
		<comments>http://www.vie-nomade.com/2011/les-separations/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 20 Apr 2011 07:44:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Corinne</dc:creator>
				<category><![CDATA[Train de Vie]]></category>
		<category><![CDATA[distance]]></category>
		<category><![CDATA[sentiments]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.vie-nomade.com/?p=1524</guid>
		<description><![CDATA[C&#8217;est le quotidien du voyageur, la séparation. On l&#8217;a tous plus ou moins vécue: on part en vacances quelques semaines, des amitiés et amourettes se nouent, et puis il est temps de reprendre sa route, chacun de son côté. Parfois on se laisse un numéro de téléphone, une adresse. Parfois on s&#8217;enfuit sans laisser de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est le quotidien du voyageur, la séparation. On l&#8217;a tous plus ou moins vécue: on part en vacances quelques semaines, des amitiés et amourettes se nouent, et puis il est temps de reprendre sa route, chacun de son côté.</p>
<p>Parfois on se laisse un numéro de téléphone, une adresse. Parfois on s&#8217;enfuit sans laisser de trace, le coeur en cavale, pressés d&#8217;effacer une douleur qui finira tout de même par laisser une vilaine cicatrice. Parfois l&#8217;on restera en contact des années, parfois l&#8217;on se perdra pour mieux se retrouver&#8230;</p>
<p><a class="tt-flickr tt-flickr-Medium" title="Unplugged" href="http://www.flickr.com/photos/exiledesigns/4301727804/"><img class="alignnone" src="http://farm5.static.flickr.com/4064/4301727804_64ea8d99a9.jpg" alt="Unplugged" width="500" height="334" /></a></p>
<p>Quand on voyage sur le long terme, ces schémas deviennent rapidement une sorte de pain quotidien. On peut se cloîtrer, poser un film d&#8217;acier et de glace autour de soi, jouer le dur, mais on n&#8217;y échappe pas. Le moment de dire adieu arrive toujours, et les larmes qu&#8217;on n&#8217;espérait pas se font amères.<br />
<span id="more-1524"></span>Et lorsqu&#8217;on a décidé de tout quitter, d&#8217;être en mouvement constant, la douleur de ces occurrences nous renvoie en plein visage l&#8217;ampleur d&#8217;un tel choix: ce sera ainsi pour toute la vie, ou plus ou moins. Et il n&#8217;y a pas de solution qui nous permette de l&#8217;éviter.</p>
<p>Il ne reste alors plus qu&#8217;à apprendre. Apprendre à dire adieu? Apprendre à laisser aller? Apprendre à laisser le feu s&#8217;éteindre paisiblement pour laisser place aux cendres, puis à la nuit. Parfois après une semaine, parfois après des mois.</p>
<p>Il n&#8217;y a pas de recette pour ce genre de deuils. Les gens passent et nous marquent, plus ou moins à chaud. On peut alors décider de faire tomber toutes les barrières et d&#8217;embrasser chacune de nos rencontres, leur donner toutes les opportunités possible d&#8217;éclore.</p>
<p>À la fin, il reste les souvenirs et les regrets. Mais en vivant le moment présent, on construit un peu de beauté. Temporaire ou non, il faut se faire une raison et chérir tous ces instantanés que nous avons eu l&#8217;occasion de vivre. Plutôt qu&#8217;espérer n&#8217;avoir jamais rencontré une personne pour effacer la douleur, apprécier la chance que ces deux chemins aient pu se croiser, quelque part, et en faire un étincelle d&#8217;éternité à laquelle s&#8217;accrocher.</p>
<p><em>Nous avons grandi ensemble, pour un peu de temps.</em><br />
<em>À mes chers Jannis, Luis et Art. Bonne route et à bientôt, peut-être, quelque part.</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.vie-nomade.com/2011/les-separations/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>5</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Mais d’où tu viens?</title>
		<link>http://www.vie-nomade.com/2010/les-origines/</link>
		<comments>http://www.vie-nomade.com/2010/les-origines/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 04 Nov 2010 08:23:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Corinne</dc:creator>
				<category><![CDATA[Train de Vie]]></category>
		<category><![CDATA[racines]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.vie-nomade.com/?p=1128</guid>
		<description><![CDATA[C&#8217;est la question récurrente, celle qui m&#8217;est le plus fréquemment posée. J&#8217;y réponds entre 2 à 4 fois par jour. De quel coin de la France tu viens? Je ne viens pas de France, mais je parle français. Et aussi étonnant que cela puisse paraître, c&#8217;est la question à laquelle il m&#8217;est le plus difficile [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est la question récurrente, celle qui m&#8217;est le plus fréquemment posée. J&#8217;y réponds entre 2 à 4 fois par jour.</p>
<blockquote><p>De quel coin de la France tu viens? Je ne viens pas de France, mais je   parle français.</p></blockquote>
<p><a class="tt-flickr tt-flickr-Medium" title="Mangrove, E. Villanueva" href="http://www.flickr.com/photos/exiledesigns/4694928567/"><img class="alignnone" src="http://farm5.static.flickr.com/4055/4694928567_cf64cf78c3.jpg" alt="Mangrove, E. Villanueva" width="500" height="334" /></a></p>
<p>Et aussi étonnant que cela puisse paraître, c&#8217;est la question à laquelle il  m&#8217;est le plus difficile de répondre, pour de nombreuses raisons. Là où certains répondront sans hésitation en fonction de la couleur de leur passeport ou de leur lieu de naissance, pour moi, fille d&#8217;émigrés, la réponse n&#8217;a aucune dimension de statut officiel.</p>
<p><span id="more-1128"></span></p>
<p>Je ne  peux pas juste répondre par un &#8216;Italie&#8217;, car les regards habituellement  soulèvent une foule de questions en raison de mon accent français tout  de même prononcé. Alors c&#8217;est&#8230;</p>
<blockquote><p>Je suis Italienne, mais j&#8217;ai un accent français parce que j&#8217;ai appris l&#8217;anglais en français &#8211; en Suisse.</p></blockquote>
<p>Et bon, certains voyageurs ne savent pas que l&#8217;on parle une foule de langues par chez nous (Allemand, Français, Italien et Romanche), donc cela soulève souvent une discussion sur qui parle quoi et dans quelles proportions, et ce que l&#8217;on apprend à parler à l&#8217;école. Et si l&#8217;on développe plus loin:</p>
<blockquote><p>En  fait, je suis née en Suisse, mais je n&#8217;ai qu&#8217;un passeport Italien.</p></blockquote>
<p>Et là il me faut expliquer qu&#8217;en Suisse, même si l&#8217;on naît sur le  territoire, si nos deux parents sont étrangers, l&#8217;on n&#8217;hérite pas de la  nationalité d&#8217;emblée&#8230; Si la personne semble intéressée ou curieuse, je  me permets de glisser quelques mots sur la fameuse votation d&#8217;il y a  quelques années pour la facilitation de la naturalisation des secondes  générations&#8230; Et cela peut politiquement dévier plus loin.</p>
<blockquote><p>Mais tu es comme une Suisse?<br />
Pas vraiment!</p></blockquote>
<p>Et là c&#8217;est le drame. Soit l&#8217;on se contente de ma réponse, soit je me mets à dépeindre ce à quoi ressemblent vie et moeurs à Naples. On a tendance à assimiler toute l&#8217;Italie à une seule expérience de vie, pourtant Dieu sait que Naples a tout d&#8217;un microcosme: une vraie jungle urbaine. J&#8217;ai donc eu une éducation très <em>sud-italienne</em>, pleine de drames et de rebondissements, dans un contexte de vie tout à fait inadapté. Je pourrais même résumer par une <em>éducation napolitaine dans un contexte suisse</em>: concept difficilement saisissable pour qui n&#8217;a pas réellement vécu une situation similaire.<br />
J&#8217;ai aussi fait la navette entre l&#8217;Italie et la Suisse continuellement, jusqu&#8217;à l&#8217;âge où j&#8217;ai pu m&#8217;émanciper un brin et voyager par mes moyens ailleurs en Europe (merci l&#8217;école et les voyages d&#8217;étude).</p>
<p>Finalement, si l&#8217;on me demande à quoi je me sens le plus appartenir, une réponse instinctive: l&#8217;Italie. Et des images du Vésuve, des places animées, et la chaleur du soleil méditerranéen dorant ma peau, et les odeurs des floraisons à Capri, et le goût des tomates, des citrons&#8230; me causent un gros rush d&#8217;adrénaline qui hérisse agréablement ma peau.</p>
<blockquote><p>D&#8217;où tu viens? Italie.<br />
(mon amie au fond de la salle répond en riant que c&#8217;est   faux: je suis à moitié italienne, moitié thaï)</p></blockquote>
<p>Et soudainement une petite association d&#8217;idée me rappelle les Philippines, puis la Chine, puis l&#8217;Islande&#8230; et toutes ces destinations vécues me causent le même genre de frissons.</p>
<p>Je me corrige donc. Non, je n&#8217;appartiens à nulle part. Et à partout à la fois. Je suis une sorte de caméléon, je peux me fondre dans n&#8217;importe quelle culture ou style de vie. C&#8217;est le voyage qui me fait palpiter, pas la destination.</p>
<blockquote><p>Je suis donc originaire d&#8217;un pays invisible, quelque part en suspens, entre deux frontières légales.</p></blockquote>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.vie-nomade.com/2010/les-origines/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>14</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Se retrouver, en pays bouddhiste</title>
		<link>http://www.vie-nomade.com/2010/en-pays-bouddhiste/</link>
		<comments>http://www.vie-nomade.com/2010/en-pays-bouddhiste/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 14 Oct 2010 09:33:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Corinne</dc:creator>
				<category><![CDATA[Thaïlande]]></category>
		<category><![CDATA[Train de Vie]]></category>
		<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[style de vie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.vie-nomade.com/?p=1105</guid>
		<description><![CDATA[Petit flashback. Il y a 4 mois environ, je débarquais par hasard à Chiang Mai en Thaïlande. En août, je commençais déjà à ressentir des changements intenses dans ma manière de voir le quotidien. Etat des lieux après m&#8217;être considérablement établie dans cette ville particulière: mon apprentissage est exponentiel et je n&#8217;en vois plus le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Petit flashback. Il y a 4 mois environ, je débarquais par hasard à <strong>Chiang Mai</strong> en Thaïlande. En août, je commençais déjà à ressentir <a href="http://www.vie-nomade.com/2010/never-try-never-know/">des changements intenses</a> dans ma manière de voir le quotidien. Etat des lieux après m&#8217;être considérablement établie dans cette ville particulière: mon apprentissage est exponentiel et je n&#8217;en vois plus le bout &#8211; ce qui m&#8217;est terriblement excitant.</p>
<p><a class="tt-flickr tt-flickr-Medium" title="Ban Bon Doi" href="http://www.flickr.com/photos/exiledesigns/5076970503/"><img class="alignnone" src="http://farm5.static.flickr.com/4042/5076970503_9d87e94a18.jpg" alt="Ban Bon Doi" width="500" height="334" /></a></p>
<p>J&#8217;ai commencé ma balade comme le font la plupart des touristes ici. J&#8217;ai débarqué d&#8217;un <em>songtaew</em> (petit bus indépendant servant de transport en commun) avec mon gros sac à dos à 7 heures du matin après 14 heures de bus ultra-climatisé depuis Bangkok. Epuisée, j&#8217;ai déambulé les rues avec quelques compagnes de fortune et je me suis arrêtée au milieu du <em>Somphet Market</em>.</p>
<p><span id="more-1105"></span></p>
<p>Chiang Mai n&#8217;avait alors à mes yeux (à peine ouverts) pas grand chose d&#8217;excitant, si ce n&#8217;est le marché lui-même où pour seulement <em>25 Bahts</em> (0.60€) j&#8217;ai mangé mon premier boeuf au basilic frit: une bonne entrée en matière.<br />
Esquivant les <em>tuk-tuks</em> et les guides touristiques divers, chaque jour était une aventure pour apprendre à me déplacer et à agir à la façon thaï, à la recherche d&#8217;une certaine authenticité (et aussi de moyens de réduire les budget).<br />
Aujourd&#8217;hui, plus personne ne me houspille dans le marché, ni même à l&#8217;extérieur pour m&#8217;emmener ou me vendre des services: on dirait qu&#8217;à la manière où je me déplace, l&#8217;on peut déduire que j&#8217;appartiens désormais au pays.</p>
<p>Retour en arrière de quelques mois. Je me lie d&#8217;amitié avec le personnel de la <a href="http://www.hostelworld.com/hosteldetails.php/Mojito-House/Chiang-Mai/45330">guesthouse Mojito</a>, où je réside durant trois mois. C&#8217;est <em>Eff</em>, une fille de mon âge, qui gère la maisonnée: un caractère bien trempé, à la fois si douce et si sûre d&#8217;elle: une main de fer sertie d&#8217;un gant de velours. Avec elle, j&#8217;apprends à connaître les petites pratiques et croyances du quotidien bouddhiste. Et puis il y a <em>Boom</em>, un adorable jeune garçon qui connaît le monde de la nuit sur le bout des doigts, et <em>Som</em>, ma professeure de thaï. Avec ces trois nouveaux compagnons, je commence à rentrer dans la vie thaï, à me créer un cercle d&#8217;amis au pays, en plus des occasionnels résidents. Les rencontres locales s&#8217;enchaînent, je commence à participer à leurs activités quotidiennes, bref, l&#8217;immersion se fait très rapidement.</p>
<p>Et c&#8217;est une fois immergée que je me rends compte que, l&#8217;on n&#8217;a vraiment qu&#8217;une infime idée de ce qu&#8217;est la Thaïlande lorsqu&#8217;on n&#8217;y met les pieds que pour un court séjour. Après quelques semaines, on s&#8217;habitue aux rythmes et à certains usages, et l&#8217;on pense cerner quelque chose. Après trois mois, le schéma s&#8217;est renversé pour moi, et je prends conscience que je suis bien loin d&#8217;avoir tout appris.</p>
<p>Il est difficile de décrire cette sensation, mais il semble que le mode de vie ici est tout à faire parallèle à notre quotidien d&#8217;occidentaux. Le <em>zen</em> qui se dégage de chaque thaï, cette patience incroyable et cette faculté de laisser les choses aller, même les plus douloureuses&#8230; Et cette limite (très lointaine!) à ne pas franchir qui les rend comme fous et leur fait défoncer toutes les barrières&#8230; Ce sont des choses avec lesquelles on semble naître.</p>
<p>Forte de ma culture européenne, je sens que le travail pour renverser mes propres barrières et aller à la rencontre de cette nouvelle façon &#8211; qui me séduit au plus haut point &#8211; sera long, ardu, mais délicieux.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.vie-nomade.com/2010/en-pays-bouddhiste/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
	<georss:point>18.7964649 98.6600571</georss:point>	</item>
		<item>
		<title>Réaliser un vieux rêve</title>
		<link>http://www.vie-nomade.com/2010/realiser-un-vieux-reve/</link>
		<comments>http://www.vie-nomade.com/2010/realiser-un-vieux-reve/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 18 Sep 2010 08:11:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Corinne</dc:creator>
				<category><![CDATA[Train de Vie]]></category>
		<category><![CDATA[rêve]]></category>
		<category><![CDATA[sentiments]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.vie-nomade.com/?p=1097</guid>
		<description><![CDATA[Il y a 24 ans de cela &#8211; j&#8217;avais alors 3 ans tout rond, et pas encore toutes mes dents &#8211; j&#8217;ai rempli mon tout premier sac à dos. Contenu: une brosse à dents, un savon, des mouchoirs et mon doudou, Nuage Brun (un poulain). &#171;&#160;Maman, je m&#8217;en vais&#160;&#187; &#171;&#160;Mais comment vas-tu survivre?&#160;&#187; &#171;&#160;Je dormirai [...]<h3>Peut-être aimeriez-vous aussi lire ceci?</h3><ol>
<li><a href='http://www.vie-nomade.com/2010/reve-ou-carriere/' rel='bookmark' title='Choisir entre le rêve et la carrière'>Choisir entre le rêve et la carrière</a></li>
<li><a href='http://www.vie-nomade.com/2009/dreamshake/' rel='bookmark' title='Réalisez un rêve'>Réalisez un rêve</a></li>
</ol>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a 24 ans de cela &#8211; j&#8217;avais alors 3 ans tout rond, et pas encore toutes mes dents &#8211; j&#8217;ai rempli mon tout premier sac à dos. Contenu: une brosse à dents, un savon, des mouchoirs et mon doudou, <em>Nuage Brun</em> (un poulain).</p>
<p><a class="tt-flickr tt-flickr-Medium" title="Enduro in Chiang Mai" href="http://www.flickr.com/photos/exiledesigns/4986454566/"><img class="alignnone" src="http://farm5.static.flickr.com/4086/4986454566_620d0e480c.jpg" alt="Enduro in Chiang Mai" width="500" height="334" /></a></p>
<p>&laquo;&nbsp;Maman, je m&#8217;en vais&nbsp;&raquo;<br />
&laquo;&nbsp;Mais comment vas-tu survivre?&nbsp;&raquo;<br />
&laquo;&nbsp;Je dormirai dans des cavernes et volerai les légumes dans les jardins&nbsp;&raquo;</p>
<p>Depuis ce jour, un rêve: déployer mes ailes et voir autre chose.</p>
<p><span id="more-1097"></span></p>
<p>Aujourd&#8217;hui, je suis enfin sur la route depuis un peu plus de 4 mois, et 3 mois que j&#8217;ai posé mes valises à Chiang Mai en Thaïlande. Je déambule au quotidien dans des ruelles qui semblent déjà appartenir au décor, tant elles me sont devenues familières.</p>
<p>Mais souvent, je m&#8217;arrête et je me dis &laquo;&nbsp;Corinne, t&#8217;es en Thaïlande&nbsp;&raquo; &#8211; et cela suffit à me replonger dans l&#8217;immensité &#8211; viscérale &#8211; de mon accomplissement. J&#8217;ai réalisé mon rêve, je suis <em>ailleurs</em>, dans la différence.</p>
<p>J&#8217;ai parfois du mal à y croire tellement mon adaptation s&#8217;est faite rapidement &#8211; c&#8217;était finalement bel et bien <strong>ma</strong> façon de vivre. Je suis une citoyenne de partout et de nulle part à la fois.</p>
<p>Peut-être est-ce ce paradoxe dans lequel j&#8217;ai été plongée depuis toute petite qui m&#8217;a façonné. Les allers-retours constants entre Naples en Italie du Sud, et Fribourg en Suisse, le choc culturel au quotidien, le fait de ne se sentir appartenir à aucun lieu en particulier.</p>
<p>Peut-être est-ce le fait d&#8217;avoir été fille unique, toujours seule face à mes débats intérieurs d&#8217;adolescente. Le fait d&#8217;avoir eu à chercher toutes les solutions pour m&#8217;en sortir et pour grandir plus vite.</p>
<p>Peut-être est-ce mon profil de <em>leader</em>, ou de taureau têtu, peut-être ce désir d&#8217;avoir toujours des réponses qui sortent du cadre de la théorie: du tangible, voir &#8211; toucher &#8211; sentir &#8211; et ressentir.</p>
<p>Je me questionne ainsi parfois sur la source de cette énergie qui n&#8217;a jamais éteint ce très vieux rêve en moi, je me regarde dans le passé et je vois la petite fille trimer pour se dépayser &#8211; compter les mois entre les voyages &#8211; et pleurer si fort de devoir revenir.</p>
<p>Et aujourd&#8217;hui, j&#8217;ai un sourire scotché en permanence sur le visage. L&#8217;inspiration m&#8217;est revenue, avec le plaisir de rencontrer des gens &#8211; et la force de continuer à apprendre, exponentiellement.</p>
<p>J&#8217;ai réalisé mon rêve et je suis désormais capable de reconnaître que le bonheur, ce sont de petits instantanés, d&#8217;infimes instants à cueillir au fil du temps. Peut-être que la recette, c&#8217;est de leur préparer le terrain, de multiplier leur chance d&#8217;apparaître, d&#8217;ouvrir des portes en somme &#8211; mais surtout, de les traverser.</p>
<h3>Peut-être aimeriez-vous aussi lire ceci?</h3><ol>
<li><a href='http://www.vie-nomade.com/2010/reve-ou-carriere/' rel='bookmark' title='Choisir entre le rêve et la carrière'>Choisir entre le rêve et la carrière</a></li>
<li><a href='http://www.vie-nomade.com/2009/dreamshake/' rel='bookmark' title='Réalisez un rêve'>Réalisez un rêve</a></li>
</ol></p>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.vie-nomade.com/2010/realiser-un-vieux-reve/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>7</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>&#171;&#160;Never try, never know&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.vie-nomade.com/2010/never-try-never-know/</link>
		<comments>http://www.vie-nomade.com/2010/never-try-never-know/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 04 Aug 2010 05:23:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Corinne</dc:creator>
				<category><![CDATA[Thaïlande]]></category>
		<category><![CDATA[Train de Vie]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.vie-nomade.com/?p=1081</guid>
		<description><![CDATA[&#8230; ou l&#8217;art d&#8217;ouvrir des portes. En Thaïlande, on peut toujours faire mieux. L&#8217;on pensait être patient, calme, discret, (ajouter ici toute qualité sociale pertinente)&#8230; et l&#8217;on découvre rapidement que les standards thaïlandais outrepassent nos maigres capacités européennes. Mais ne soyons nullement découragés! C&#8217;est le terrain de jeu parfait pour apprendre et grandir. La Thaïlande [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&#8230; ou l&#8217;art d&#8217;ouvrir des portes. En Thaïlande, on peut toujours faire mieux.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-1084" title="Chiang Mai" src="http://www.vie-nomade.com/wp-content/uploads/2010/08/chiangmai.jpg" alt="Chiang Mai" width="500" height="333" /></p>
<p>L&#8217;on pensait être patient, calme, discret, (ajouter ici toute qualité sociale pertinente)&#8230; et l&#8217;on découvre rapidement que les standards thaïlandais outrepassent nos maigres capacités européennes. Mais ne soyons nullement découragés! C&#8217;est le terrain de jeu parfait pour apprendre et grandir.</p>
<p><span id="more-1081"></span></p>
<p>La Thaïlande se meut dans un entrelacs de codes qui nous échappent ou que nous ne pouvons que faiblement mesurer à notre arrivée. On reprend donc tout à zéro, comme les nourrissons: il faut  apprendre, en observant, en questionnant, en mimant, en goûtant&#8230; et souvent, comme les sus-cités, en commettant des erreurs grossières.</p>
<p>Erreurs dont on ne vous tiendra pas vraiment rigueur, pour la plupart du temps, car vous n&#8217;êtes finalement qu&#8217;un <em>farang</em> (un étranger)&#8230; soit, comme un adolescent qui doit encore faire ses preuves.</p>
<p>Face à une problématique, les Thaïs se plaisent à dire <em>Never try, never know</em> (si tu n&#8217;essaies jamais, tu ne sauras jamais). Alors on fonce à travers les portes (parfois fermées, mais qu&#8217;en savait-on?) on ouvre, on explore, on ressort, on cadenasse, on revient&#8230; Tout ça en apprenant, à petits pas, l&#8217;art savant du self-contrôle, la maîtrise de ses émotions, et surtout, l&#8217;obnubilation de (res)sentiments parfois trop pesants.</p>
<p>On se libère comme d&#8217;un fardeau trop lourd, tout en collectant des expériences à la fois toutes légères et richissimes. On apprend à canaliser sur soi plutôt que sur les autres, mais sans se prendre les dégâts collatéraux: tout doit nous glisser sur les épaules, et continuer de couler au loin.</p>
<p>C&#8217;est tout un programme! Mais qu&#8217;importe, on a toute la vie devant soi pour faire mieux.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.vie-nomade.com/2010/never-try-never-know/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
	<georss:point>17.9802685 102.1974945</georss:point>	</item>
		<item>
		<title>Apprendre à conduire, se perdre, puis revenir</title>
		<link>http://www.vie-nomade.com/2010/se-perdre-chiang-mai/</link>
		<comments>http://www.vie-nomade.com/2010/se-perdre-chiang-mai/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 29 Jul 2010 10:38:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Corinne</dc:creator>
				<category><![CDATA[Thaïlande]]></category>
		<category><![CDATA[Train de Vie]]></category>
		<category><![CDATA[Chiang Mai]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.vie-nomade.com/?p=1063</guid>
		<description><![CDATA[J&#8217;étais en Chine et je ne voulais plus repartir. J&#8217;ai goûté aux Philippines et j&#8217;ai su que je ne voudrais jamais revenir. Et me voilà comme prise dans les filets de la Thaïlande, dans la ville de Chiang Mai, avec des racines qui me poussent aux pieds, sans raison vraiment tangible ou apparente. À Chiang [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;étais en Chine et je ne voulais plus repartir. J&#8217;ai goûté aux  Philippines et j&#8217;ai su que je ne voudrais jamais revenir. Et me voilà  comme prise dans les filets de la Thaïlande, dans la ville de Chiang  Mai, avec des racines qui me poussent aux pieds, sans raison vraiment  tangible ou apparente.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-1067" title="On the road to Doi Suthep" src="http://www.vie-nomade.com/wp-content/uploads/2010/07/doisuthep.jpg" alt="On the road to Doi Suthep" width="500" height="334" /></p>
<p>À Chiang Mai tout est circulaire, la musique et les allers-retours  des habitants y forment comme une boucle. Immergé dans la circulation,  on longe les vieux murs, on frôle les canaux, toujours en rond. Il faut  savoir prendre les virages et s&#8217;arrêter aux bons moments.</p>
<p>Et une fois pris dans la spirale, on a du mal à en sortir. C&#8217;est  l&#8217;histoire de tous les voyageurs qui ont décidé de poser leurs valises  ici. Pourquoi Chiang Mai? Ils ne savent pas trop. La ville est belle, la  vie est douce&#8230; et puis, il y a la nourriture.</p>
<p>C&#8217;est à Chiang Mai que j&#8217;ai appris à conduire. Rythmée par la course  folle des scooters, la ville s&#8217;agite, et il faut pouvoir la suivre.<br />
C&#8217;est à Chiang Mai que j&#8217;ai connu les délices de se perdre, sans crainte  de ne pouvoir revenir. On y retrouve toujours sa route.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.vie-nomade.com/2010/se-perdre-chiang-mai/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>9</slash:comments>
	<georss:point>18.7964649 98.6600571</georss:point>	</item>
		<item>
		<title>Nomade, Sans Domicile Fixe?</title>
		<link>http://www.vie-nomade.com/2010/nomade-sans-domicile-fixe/</link>
		<comments>http://www.vie-nomade.com/2010/nomade-sans-domicile-fixe/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 12 May 2010 13:25:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Corinne</dc:creator>
				<category><![CDATA[Train de Vie]]></category>
		<category><![CDATA[distance]]></category>
		<category><![CDATA[quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[solitude]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.vie-nomade.com/?p=977</guid>
		<description><![CDATA[Me voilà donc partie. Il est devenu plus facile de me résumer physiquement&#8230; Je n&#8217;ai pas de voiture (et n&#8217;en ai jamais eu) Je n&#8217;ai plus d&#8217;appartement (désormais, je suis une sans domicile fixe autorisée!) Je n&#8217;habite finalement plus nulle part, si ce n&#8217;est partout :) Je ne possède plus qu&#8217;une certaine quantité d&#8217;affaires chez [...]<h3>Peut-être aimeriez-vous aussi lire ceci?</h3><ol>
<li><a href='http://www.vie-nomade.com/2009/ordinateur-fixe-portable/' rel='bookmark' title='De l&#8217;ordinateur fixe au portable'>De l&#8217;ordinateur fixe au portable</a></li>
</ol>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Me voilà donc partie. Il est devenu plus facile de me résumer physiquement&#8230;</p>
<p><a class="tt-flickr tt-flickr-Medium" title="Regent's Park" href="http://www.flickr.com/photos/exiledesigns/4598600897/"><img class="alignnone" src="http://farm2.static.flickr.com/1072/4598600897_04249221be.jpg" alt="Regent's Park" width="500" height="334" /></a></p>
<ul>
<li>Je n&#8217;ai pas de voiture (et n&#8217;en ai jamais eu)</li>
<li>Je n&#8217;ai plus d&#8217;appartement (désormais, je suis une sans domicile fixe autorisée!)</li>
<li>Je n&#8217;habite finalement plus nulle part, si ce n&#8217;est partout :)</li>
<li>Je ne possède plus qu&#8217;une certaine quantité d&#8217;affaires chez mes parents, dont je n&#8217;ai pas réussi à me débarrasser, et mes affaires de voyage, dont je vous parlerai certainement dans un prochain billet (je suis chargée, question multimédia, aïe que ça pèse)</li>
<li>Je vais désormais parler plus souvent l&#8217;anglais que le français ou l&#8217;italien</li>
</ul>
<p>Je suis donc sans domicile fixe, et mes premières impressions sont agréables&#8230;</p>
<p><span id="more-977"></span>Bon, j&#8217;ai été accueillie ici à Londres par les amis d&#8217;une amie proche, et tout s&#8217;est passé comme sur des roulettes, je me suis vraiment sentie comme chez moi&#8230; Alors j&#8217;imagine que le choc surviendra un peu plus tard. Et puis ici on parle l&#8217;anglais le plus parfait qu&#8217;il soit, alors difficile de se sentir incomprise ou perdue, il y a toujours une façon de retomber sur ses pattes.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, je m&#8217;envole pour le Sri Lanka. C&#8217;est mon tout premier vol long-courrier. Je suis un peu inquiète, je ne vous en ai peut-être jamais parlé mais j&#8217;ai la frousse des avions! Cela dit, je rationalise&#8230; et peut-être qu&#8217;à force, la peur disparaîtra.</p>
<p>Il y a donc eu le <em>départ n°1</em> (adieu aux proches, sac au dos, top départ en somme) et il y a ce soir le <em>départ n°2</em> (l&#8217;envolée au loin, pour de bon), tous deux chargés d&#8217;émotions encore un peu difficiles à démêler.</p>
<p>Il y a aussi le fait de me balader seule dans une grande ville étrangère, ce n&#8217;est pas la première fois, mais c&#8217;est prenant à chaque instant: on est forcé de se recentrer sur soi. Et pour moi qui, par-dessus tout aime partager les belles choses, c&#8217;est un sentiment étrange de se sentir un peu captif de soi-même. Mais je prends le temps de photographier, d&#8217;écrire, de dessiner &#8211; comme si ensuite, j&#8217;allais pouvoir transformer l&#8217;expérience en bagage tangible et le rendre propre à être observé par les êtres aimés.</p>
<h3>Peut-être aimeriez-vous aussi lire ceci?</h3><ol>
<li><a href='http://www.vie-nomade.com/2009/ordinateur-fixe-portable/' rel='bookmark' title='De l&#8217;ordinateur fixe au portable'>De l&#8217;ordinateur fixe au portable</a></li>
</ol></p>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.vie-nomade.com/2010/nomade-sans-domicile-fixe/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>5</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

