Vie Nomade

Chaque jour est un voyage

Retour au haut

Femmes en voyage: la coupe menstruelle20

De plus en plus de monde me demande des conseils sur mes bagages et sur les objets que j’emporte avec moi (ou sur l’organisation de la vie nomade en général). Je vais donc consacrer plus d’articles sur les choses qui facilitent le mouvement et la légèreté. L’un de ces objets est consacré aux femmes: la coupe menstruelle.

Je me suis intéressée aux méthodes d’hygiène féminine alternatives en voyage à l’orée de ma vie nomade (il y a six ans!) pour une raison culturelle: l’Asie. Il n’est vraiment pas simple de trouver des tampons dans certains coins ou pays. Ils sont encore considérés tabous! Alors soit ils n’existent pas du tout sur le marché, soit ils sont vendus à des prix exorbitants, du fait de leur rareté.

En discutant avec une amie qui voyage régulièrement en Inde, je suis venue à la connaissance de la coupe menstruelle. C’est un petit récipient, en latex ou en silicone, qui recueille les fluides menstruels. Il est réutilisable, lavable (avec du savon doux) et peut être stérilisé (eau bouillante durant min. 20min).

La coupe menstruelle en voyage

Mon choix: la Diva Cup

À l’époque, il existait deux marques: la Moon Cup et la Diva Cup, et lorsque j’ai voulu me renseigner en pharmacie, on m’a tiré de gros yeux ronds. Mais la pharmacienne avisée s’est lancé le défi de me la dénicher, avec succès. Aujourd’hui, la coupe menstruelle s’est bien démocratisée (et j’en suis ravie!), mais je rencontre encore des regards intrigués lorsque je la mentionne.

J’avoue, au départ j’étais un peu intimidée. Il n’y a pas de petite ficelle et il faut donc être assez confortable avec son corps et ses fluides pour l’insérer et le récupérer. Mais les avantages certains qu’elle représente m’ont poussée à franchir cette barrière psychologique.

Au fil des années, elle m’est devenue totalement indispensable.

Pratique en voyage… et au quotidien!

  1. Elle peut être portée jusqu’à 12 heures, ce qui vous donne plus de flexibilité sur le moment où la vider et nettoyer. Lors de longs voyages en transports publics ou dans des conditions peu hygiéniques, c’est un atout indispensable!
  2. Pour la femme qui ne surveille pas trop son cycle, fini le moment inconfortable et désespérant où l’on découvre que le stock de protections était terminé depuis un mois et qu’il faut courir chasser le tampon. Elle est toujours sous la main! Et pour celles qui surveillent, elle peut être placée avant l’arrivée des règles pour parer au moment fatidique.
  3. Comme elle n’y a pratiquement aucun risque de fuite (si elle est bien insérée!) elle rend aussi inutile l’utilisation de serviettes.

Ecologique et économique

Avec une durée de vie pouvant s’étendre jusqu’à 10 ans (!) vous pouvez vous imaginer la quantité de déchets éliminés en remplaçant serviettes et tampons… et les économies effectuées!
(cet article en Anglais vous donnera un excellent aperçu de la somme incroyable que dépense une femme par année sur ses articles de soins!)
En situation de voyage en nature ou en extérieur où il est difficile de se débarrasser de ses déchets… et bien il n’y a plus de déchets ;)

Respectueuse du corps

La coupe menstruelle ne fait que recueillir le liquide. Contrairement aux tampons, elle n’absorbe donc pas d’autres muqueuses qui garantissent le bon équilibre de la flore vaginale.
Et si serviettes et protège-slips sont aussi bannis, il y a un risque moins élevé d’infections. En effet, ces protections extérieures maintiennent la peau dans une humidité constante et artificielle.

Parfois difficile à nettoyer

Durant les deux premières années je n’étais pas à 100% convaincue. Je me retrouvais régulièrement dans des conditions de voyage où je n’avais pas accès au savon ou à une eau suffisamment propre pour la laver, ce qui me faisait craindre de possibles infections. Le fait aussi, de ne pas avoir toujours accès, en voyage, à une casserole pour la stériliser m’était aussi décourageant.

Dans le premier cas, avoir avec soi une petite bouteille d’eau ou même simplement des mouchoirs pour l’essuyer fonctionne très bien, en attendant mieux.

Pour le deuxième cas, certains prétendent qu’il n’y a pas besoin de la stériliser entre deux menstruations et qu’un savon doux fait l’affaire, mais personnellement je ne me sens pas complètement à l’aise sans cette stérilisation. À savoir qu’il est aussi un peu compliqué parfois, d’expliquer à votre hôte ce que vous êtes en train de faire bouillir ;)

L’insertion nécessite un temps d’adaptation

Comme je vous le disais plus haut, il faut une certaine connaissance de son anatomie intérieure pour insérer la coupe sans qu’elle ne nous gêne. Il faut aussi être suffisamment confortable et pas trop dégoûtée par le contact direct avec le sang. Comme pour tout, il faut de la pratique! L’être humain est une magnifique machine de conditionnement, après tout.

Et la taille? Et le modèle?

Aujourd’hui, on peut désormais se procurer toutes sortes de modèles. Il fut un temps où il n’existait que deux tailles de coupe, l’une pour les femmes ayant été enceintes, et l’autre. Désormais, certains sites spécialisés sur lesquels vous pouvez trouver une coupe menstruelle proposent des formulaires pour trouver le modèle idéal!

 

Retrouvez mes articles d’hygiène et beauté dans la boutique nomade

Cet article a été réalisé en partenariat avec Raniania.

Vous avez aimé cet article?

  • Abonnez-vous à la Newsletter Nomade pour recevoir par e-mail les prochaines publications et de nombreux extras: un mini-magazine mensuel plein d'inspiration!
  • Sharing is caring! Faites découvrir cet article à vos amis avec les liens de partage.
  • Faites-moi savoir ce que vous avez pensé de l'article en laissant un commentaire! Merci :)

à propos de Corinne

Petit oiseau libre. Jeune femme sans domicile fixe depuis cinq ans, je sillonne la planète à la recherche d'inspiration et de points de vue différents. Sur Vie Nomade, Je vous parle d'îles, de villes, de bouffe, et de philosophie (entre autres!) depuis 2008.

Write a comment ↓

20 réponses pour Femmes en voyage: la coupe menstruelle

  1. La coupe menstruelle a changé bien plus que ma façon de voyager. Quel soulagement! Je me souviens avoir beaucoup hésité, et j’ai franchi le pas en 2010…5 ans déjà! 5 ans d’aventures, de sport, de conditions extrêmes, de stérilisation en toute discrétion ;) Impossible de revenir en arrière!

    • Merci pour ton témoignage Julie! Haha, la stérilisation en toute discrétion ;) Et je n’ai pas parlé du sport, mais c’est effectivement à souligner. Pas de fuites!

  2. Cassoco

    Je te rejoins à 100%. La coupe menstruelle est vraiment la solution la plus pratique, écologique, hygiénique et économique, que l’on voyage ou pas.
    Encore trop peu connue, merci pour ton article qui permet d’informer et de rassurer beaucoup de femmes.
    Aujourd’hui on en trouve sur internet, dans toutes les boutiques bio, et même Groupon la propose régulièrement en offre.

    Merci, ..;et bon voyage !

  3. Je ne connaissais pas, mais j’y penserai à l’avenir ! Très intéressant comme article ! C’est bien que tu ais montré les pour et les contre, on peut choisir en connaissance de cause comme ça. Et on a l’exemple d’une vraie baroudeuse qui s’en sert… De quoi être convaincue ;)

  4. Salut Corinne,
    Moi aussi j’ai fait la moue en découvrant ton article mais finalement pourquoi pas , ma fibre écologique a été particulièrement touchée !
    Et comme facebook me l’a suggéré, voici une vidéo connexe qui m’a bien fait rire et fini de me convaincre : https://youtu.be/YmJPm6zjouw

  5. Audrey

    Bonjour Corinne,

    super article, j’espère que beaucoup d’entre nous l’essaieront, après quelques essais, on ne peut plus revenir en arrière. Surtout maintenant que les nouveaux modèles sont beaucoup plus souples que les anciens. Il ne faut vraiment pas hésiter.

    Une remarque sur la stérilisation: tu mentionnes 20 minutes, ce qui me semble très long, mais peut-être cela dépend-t-il de la marque? Pour la mooncup, c’est 7 min maximum…
    http://www.mooncup.co.uk/advice-centre/faqs/all-questions/cleaning.html

    Au plaisir de te lire

  6. Marine

    Coucou!
    Pour ma part je n’utilise JAMAIS de savon! Et tout ce passe bien depuis 2 ans! Rinçage à l’eau, et stéril une fois sur 2.
    D’ailleurs si je me souviens bien c’était la notice qui déconseillait le savon, pour ne pas abimer trop vite la cup, et aussi pour le risque que si elle est mal rincée,… ça va piquer!! :S

  7. Je l’utilise depuis 3 ans déjà … Et ça a tout simplement changé ma façon de voyager ! Finie la pollution inutile, les tracas de « comment trouver un tampon au fin faud de la brousse », la question de « je le met où, il n’y a pas de poubelles !! » et j’en passe ! ^^ Je le conseille vivement à toutes les femmes, voyageuse ou pas !

  8. Ah et par rapport à la stérilisation, j’utilise pour ma part les pastilles de stérilisation pour les biberons et tétines ! Et comme ça, peut importe la qualité de l’eau. Je met la pastille, j’attend 30 min, et je met la cup pour une dizaine de minutes (parfois toute la nuit). Je la stérilise à la fin de mes règles, avant de la ranger, comme ça elle est prête pour la prochaine utilisation. Et pendant mes règles, je la rince à l’eau (même en Inde d’ailleurs, où la qualité peut être douteuse… Mais je n’ai jamais eu de soucis). Par contre je n’utilise presque jamais de savon.

    • Merci pour cette astuce vraiment intelligente! Je ne crois pas avoir lu ça ailleurs :) Pour la qualité de l’eau, je pense que ça doit beaucoup dépendre de notre constitution/sensibilité.

  9. Je ne connaissais pas du tout le coupe menstruelle. A la place je me promène avec des kilos de tampons partout dans le monde, ou je me les fais envoyer… Je vais me renseigner, peut-être il n’est pas trop tard pour moi :)

  10. Hello Corinne,

    Je ne savais pas que tu l’avais adopté.
    12 max, c’est bien pour celles qui ont un flux abondant ou celles qui sont en vadrouille toute la journée, ça m’a l’air utile.
    Mais je ne sais pas encore pourquoi je bloque encore

    • Je crois que la plupart d’entre nous bloque sur le fait de mettre ses doigts au contact du flux sanguin. Cela me paraît être un à priori assez normal, le sang fait peur. Mais, en tant que femmes on devrait être habituées à le voir sortir ;) Cela dit, on nous bassine de pubs à la télé comme moi c’est sale, ça a mauvaise odeur, c’est dangereux (faut se protéger, ça peut tâcher, te causer la honte, etc.), c’est limitant… Voilà, faut se forcer à passer outre, je crois qu’on est toutes influencées, faut forcer un coup et après ça ira.

  11. Blog voyage avec nous

    Pas tellement concerné par le problème, mais est-ce vraiment pratique pendant le voyage ? Je veux dire il faut quand même avoir une salle de bain à chaque fois pour pouvoir laver, changer et remettre. N’est-ce pas plus facile d’utiliser des tampons jetables ?

    Même pour la stérilisation, ce ne doit pas être pratique du tout en voyage si ?

    • Je crois que l’article répond à toutes tes questions en fait… Pas besoin de salle de bain (tu peux faire ça dans les bois si tu veux), t’as 12 heures pour la changer (si t’aimes pas les bois t’as le temps de trouver une salle de bains!), la stérilisation ne se fait une fois par mois (ça consiste en trouver une casserole, un fourneau et de l’eau, tu pourrais le faire sur ton kit camping).

      • J’ai bien lu qu’il fallait le faire à la casserole, mais ma question était sur le côté pratique de la chose pour le pointer du doigt justement :)
        Je comprends bien qu’emmener beaucoup de tampons n’est pas pratique, mais j’aurais quand même plutôt peur du côté stérilisation de la chose.

        Pour mon commentaire salle de bain, je pensais plutôt aux toilettes où il n’y a pas de robinet/lavabo dans la pièce par exemple. C’était ce que j’avais en tête en écrivant mon petit billet.

        • Pour l’absence de salle de bains: « avoir avec soi une petite bouteille d’eau ou même simplement des mouchoirs pour l’essuyer fonctionne très bien, en attendant mieux. » Enfin, globalement, courir trouver des tampons une fois par mois (quand c’est trop tard et que tu fuites déjà parce que t’avais pas prévu le coup) (ou pire encore, dans un pays/lieu où les tampons sont difficiles, voire impossibles, à trouver) ou devoir changer ton tampon tout imbibé sur le sommet d’une montagne, sur une plage (ou autre) et ne pas avoir de poubelle où le jeter… Je trouve ça nettement plus tolérable de dégotter un fourneau!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *