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Corinne

Logement et déplacements: comment s’organiser pour la vie nomade

Après trois ans de vie nomade, je suis passée par toutes les étapes en tâtonnant. Il faut apprendre à refaire sa connaissance à travers ce nouveau mode de vie et cela peut prendre beaucoup de temps et de d’énergie. C’est un changement humain d’ampleur. Voici quelques pistes à explorer…

Se débarrasser de l’inutile

On ne repassera pas trop de temps sur cette étape primordiale, n’est-ce pas? Vous trouverez quelques astuces ici et .

Que faire de ces choses dont on ne veut pas se séparer

Que de babioles inutiles!

Que de babioles inutiles!

Il y a des choses que l’on aime conserver, que l’on y soit émotionnellement lié, ou qu’il s’agisse d’un bien dispendieux ou utile, mais dans une circonstance différente. Qu’en faire?

Pour la partie émotionnelle, se demander ce que cet objet nous apporterait et dans quelle circonstance on pourrait le réutiliser.
Si la réponse est pas grand chose, prendre une photo de l’objet (sous tous les angles si vous le souhaitez), et le donner.
Si vous ne réussissez pas à vous en détachez, vous pourriez demander à la personne qui vous l’a offert de le conserver pour vous jusqu’à votre retour.

Avant-dernier recours, qui va s’appliquer à tout: si vous avez de la famille et des amis proches, vous pouvez leur laisser des affaires pour un temps défini, après lequel soit ils en deviendront les nouveaux propriétaires, soit ils s’en débarrasseront.

Dernier recours, conseillé uniquement si vous n’êtes pas certain de votre choix de vie nomade: louer un garde-meuble (vous n’avez pas envie de payer pour avoir des affaires coincées dans un autre continent croyez-moi, vous ne ferez qu’y accorder des pensées négatives).

Envoyer des affaires par poste ou cargo, pourquoi pas!

Si vous vous expatriez pendant une certaine période (1 an, ou plus?) vous pouvez aussi préparer un carton d’affaires que l’on vous enverra par mer ou terre. Il m’arrive parfois de  faire voyager des affaires de la sorte! Cela ne coûte pas plus cher que de payer un bagage supplémentaire en avion, et il y a l’avantage de l’encombrement en moins.

Identifier son rythme de voyage

La lessive, voilà une chose qu'il faut apprendre à aimer quand on est nomade.

La lessive, voilà une chose qu’il faut apprendre à aimer quand on est nomade.

Vous vous déplacez toutes les semaines, tous les mois? Tous les tremblements de terre (si vous êtes sur la ceinture du feu, ça fait souvent)?

Extrêmement difficile de louer un appartement ou une chambre chez l’habitant pour moins d’une semaine… et même pour une semaine, cela est généralement hors de prix: c’est comme d’aller à l’hôtel!

Au-delà d’un mois on commence à voir des tarifs normaux s’appliquer. Je procède habituellement ainsi:

  • Moins d’une semaine: Couchsurfing (uniquement si profil intéressant/complice), guesthouse (si envie de sociabiliser) ou hôtel/Airbnb (si besoin de travailler ou envie d’être seule ou de bien dormir sans bruit).
  • Une semaine et plus: Couchsurfing (encore une fois si profil intéressant/complice et surtout d’accord de vous héberger aussi longtemps, voire plusieurs hôtes différents) ou guesthouse (mais en chambre privée, parce que travail et besoin de solitude de temps en temps) ou Airbnb (selon les prix, toujours).
  • Un mois ou plus: au mieux, chambre en colocation chez l’habitant, sinon guesthouse selon le prix, le pays, et la qualité de l’hébergement (propreté, confort).
  • Six mois et plus: appartement, studio, chambre en colocation ou encore villa (oui oui, selon le pays c’est pas cher*!). J’estime qu’à partir de cette durée là, l’effort nécessaire à trouver un logement normal ou emménager (comme l’habitant en somme) est proportionnel au résultat. On pourra s’y sentir chez soi.
    * Je payais environ 250€/mois tous frais compris pour une jolie villa de deux étages en plein coeur de la ville de Chiang Mai. J’avais même un arbre et un parking pour mon scooter.

Psst! Vous n’êtes pas encore sur Airbnb? Je vous offre un bon de 20€ pour commencer!

Pourquoi j’évite de plus en plus les guesthouses

Parce que je travaille en voyage

Cela dépend de la guesthouse, en fait, mais dans de nombreux pays (surtout en Asie) elles sont terriblement bruyantes, peuplées de jeunets qui n’ont pas spécialement de considération pour les anciens (haha) qui essaient de se reposer.

J’ai du travail à faire quand je suis en voyage, et pour cela j’ai besoin d’une concentration qu’il est impossible d’obtenir si les ados d’en-dessus jouent à saute-mouton dans leur dortoir.

Je pourrais travailler dans un café! Me direz-vous. Et bien à certains endroits il est très difficile de trouver une connexion Internet dans un café.
Je pense notamment à Hong Kong ou au Japon*, où il faut s’en remettre aux grandes chaînes (Mac Donalds, Starbucks, ainsi que quelques chaînes locales) où ça sent la friture, où les gens se rencontrent pour discutailler (pour la concentration, on a vu mieux), pas idéal en somme.
*Sauf à Taïwan où les Starbucks ont plein d’étages, et certains (les plus hauts!) sont tellement squattés par les laptops qu’on se croirait dans un espace coworking. Il faut payer 100NT (2.5€… plus le prix du café pas très bon) par jour pour la connexion, mais c’est une dépense qui vaut le coup quand on est à court d’autres moyens.

Donc j’aime autant travailler dans ma chambre. Alors un hôtel, ou une guesthouse tranquille (peut-être un peu à l’extérieur de la ville), peuvent être de mise. Et si le budget n’y est pas… Il faudra faire avec le bruit!

Parce que les gens que j’y rencontre ne sont généralement pas ceux qui m’intéressent

Pour un voyage de courte durée, je préfère bien souvent la solitude.

Pour un voyage de courte durée, je préfère souvent la solitude.

Généralement, je précise, pour ne pas faire de généralités. Mais il faut admettre que les populations de guesthouses sont généralement bien plus jeunes, fêtardes, bruyantes et ce n’est pas ce que je recherche.

Si je reste plus d’un mois dans un pays, je souhaite rencontrer les gens de la place, ceux qui y vivent, pas les passagers.
Ce sont ceux-là avec qui je pourrai construire une relation amicale plus durable et solide, avec qui je pourrai aller à la rencontre de la culture, et ce qu’il s’agisse d’un autochtone ou d’un expatrié passionné (les deux regards m’intéressent).

Ceci sans bien entendu tirer un trait sur le voyageur de passage, ou le touriste.
On l’a tous fait comme je le disais plus haut, loin de moi l’idée de diaboliser ou juger la personne qui va passer quelques semaines à l’étranger.

Comme toujours, on reste à l’écoute des autres et surtout, de soi-même (nos sens en disent toujours long) et il n’existe plus d’autre règle.

Ne surtout pas prendre de « billets tour du monde »

Les billets sont faits! Organisée et heureuse!

Les billets sont faits! Organisée et heureuse!

Sauf si effectivement, vous vous lancez dans un tour du monde.
Un tour du monde est un tour du monde, ce n’est pas un style de vie nomade, bien que cela puisse parfois en constituer un début!

Dans tous les cas, si vous comptez mener une vie nomade de façon réaliste et plaisante, ce n’est pas pour sauter sur chaque continent et un maximum de pays en une très courte année.
Enfin, vous pouvez toujours essayer… vous vous fatiguerez certainement très vite.

Prenez plutôt un aller-simple, ou alors un aller-retour depuis votre ancien chez vous, à une ou deux années de distance (selon les finances, selon les envies).
Que vous preniez un retour ou pas n’a pas vraiment d’importance, car les allers-retour sur longues distances sont généralement au même prix que les allers simples.
Cela vous permettra de rester flexible et d’aller à votre rythme, et aussi de retourner voir votre famille et vos amis de temps en temps.

Vie nomade ne rime pas forcément avec détachement de tout, même si

Choisir une base

Suivez-moi si vous le pouvez! Je vous invite à découvrir...

Suivez-moi si vous le pouvez!

Rester basé dans un pays ou à un endroit spécifique ne signifie pas que vous devez vous arrêter de vous balader définitivement.

Déjà il y a tout un pays à découvrir (parfois même toute une ville, cela peut prendre une vie!) et puis il y a les pays limitrophes ou proches dans lesquels on peut aller faire un saut.

Ainsi je choisis toujours ma base pour 3-6 mois ou plus, puis j’organise de petits trips découverte ailleurs.
Cela me permet aussi de ne pas avoir à déplacer toutes mes affaires à chaque fois, et de me construire un semblant de chez moi où je peux aussi accueillir des amis, des invités, des couchsurfers ou d’autres voyageurs afin de leur faire découvrir mon domicile d’adoption temporaire.

Comment trouver un logement à bon prix?

Simple: en cherchant là où les habitants cherchent.

Problème de langue? Engagez un habitant pour vous aider à trouver. Où trouver l’habitant? À l’université, par exemple! Déposez une petite annonce, ou demandez au secrétariat.
Plus facile encore? Faites-vous un ami sur Couchsurfing qui sera ravi de vous renseigner.
Pas de sous même pour engager un étudiant? Proposez quelques heures de conversation pratique en Anglais en échange.

Il n’y pas de tactique secrète, il faut suivre la même démarche que si vous cherchiez un logement dans votre pays d’origine: sites de petites annonces, journaux de petites annonces, demander aux amis, aux amis des amis, etc.

En conclusion

Le problème ne vient pas quand il n’y a plus d’argent, mais quand il n’y a plus d’idées. Le père (fort sage) d’une amie

Par Corinne Stoppelli

Je suis Corinne, un petit oiseau libre. Sans domicile fixe depuis 2010, je sillonne la planète à la recherche d'inspiration et de points de vue différents. Sur Vie Nomade, je partage mon regard sur le monde, le temps et le changement, d'une plume sincère et d'un objectif curieux et ouvert. En savoir plus?

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(12 commentaires)

  1. Salut Corinne,

    J’aime beaucoup ton article… il me fait avancer pour ma future vie de nomade.

    Je rebondirai sur la conclusion (que je trouve formidable):
    Quand il n’y a plus (ou très peu) d’argent: le voyage commence!

    • Hello Christophe et merci, j’en suis ravie!
      Et oui, résoudre les problématiques logistiques, c’est parfois déjà tout un voyage en soi ;)

  2. Tiphanya

    Notre problématique est diférrente car nous allons voyager avec une petite fille. Nous prévoyons de rester deux mois (moins si nous n’y plaisons pas, plus en cas de coup de coeur) et de louer un appartement à chaque fois.
    Du coup je prend note de ton conseil de demander de l’aide à des couchsurfeurs et à des étudiants.

    • Oui, surtout qu’ils sont en général ravis d’aider! À Taïwan cela m’a parfois même sauvé de certaines situations délicates => me retrouver à la rue en gros :p

  3. Je favorise aussi le couchsurfing en général, mais passé 3-4 jours cela devient compliqué de trouver et je trouve que cela devient un peu trop « profiteur ». Airbnb est une très bonne solution :)

    • Moi j’aime pas trop héberger pour 3-4 jours. Je préfère héberger rarement, mais quand je le fais c’est pour long (1 semaine, 10 jours, 1 mois ;) Une rencontre de quelques jours est souvent trop fugace et ça fait « consommation de personnes ». Si on est là réellement pour rencontrer et pas pour squatter un logement le problème de « profiter » devrait pas se poser. Ceux qui m’hébergent je les choie et ils paient difficilement un repas. Donc effectivement si ce que l’on recherche c’est un logement, Airbnb est une très bonne option!

  4. Salut Corrine,

    Plein de bons conseils dans cet article, on voit que tu as de l’expérience dans le domaine.
    En ce qui concerne les bagages, je ne suis pas nomade mais quand je suis partie vivre aux USA j’ai du emmener que 23 kilos dans mes valise. Pas facile pour 1 an de faire des choix au moment de remplir sa valise.. alors je n’imagine même pas toi qui pars avec bien moins !

    A bientôt,

    Nadège

  5. Christelle

    Bonjour Corinne,
    J’aime beaucoup tes articles, j’ai pour ma part vécu à Bangkok et fait un détour par le Laos et le Cambodge, mon rêve serait d’y retourner pour y vivre de mes activités ;)

  6. marie

    Super article, très intéressant! petit conseil pour la partie stockage ne surtout pas passer par un garde meubles traditionnel, ça coûte trop cher. On peut toujours essayer le costockage qui est plus abordable!!

  7. Ah super article, vachement utile ! Merci !! Un tour du monde est prévu mais pas pour tout de suite :)

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