Vie Nomade, Quelques pas vers la liberté

La téléphonie nomade mobile et la course aux cartes SIM

Dans certains pays, il existe des offres internationales intéressantes (bon rapport qualité/prix) mais ce n’était pas vraiment le cas en Suisse à mon départ.

Je me suis donc débarrassée de mon abonnement mobile qui m’aurait coûté bien trop cher à terme, l’ai remplacé par une carte SIM suisse de type pre-paid, et me procure désormais dans chaque pays une puce locale.

On the Bund, Shanghai

En quelques mots, mes démarches pour le changement et mes différentes découvertes sur le sujet, à l’étranger.

Se débarrasser de son abonnement mobile en cas de départ à l’étranger

Les contrats sont souvent longs, et ont des termes de résiliation plutôt décourageants. Par exemple, ma compagnie (Sunrise Suisse), malgré 13 ans de fidélité, m’a mis moult bâtons dans les roues. On vous donne 10 versions différentes à chaque appel de la centrale (c’est le même topo dans les boutiques) et l’on vous demande de payer une amende salée pour une résiliation hors terme (215€, quand même).
Au final, on peut découvrir que, si l’on fournit une preuve officielle de départ de plus de 6 mois, on accède à une résiliation sans frais. Mais n’auraient-ils pas pu le dire plus tôt?*

J’ai donc contacté la police des étrangers pour obtenir une autorisation de départ de plus de 6 mois (c’est la démarche habituelle pour les détenteurs d’un permis de travail sans passeport suisse) et j’ai pu faire suivre à la compagnie téléphonique le joli papier que j’ai obtenu.

Coût de l’opération: environ 50€ (autorisation + lettre signature) et beaucoup d’ennuis*. Pour les citoyens suisses, il me semble que la commune peut délivrer une telle attestation.

* Rien de nouveau sous le soleil me semble-t-il, on n’aime pas laisser les clients filer en général. Cependant, les soi-disant « on n’a pas reçu votre lettre », et autres pertes de temps volontaires de la compagnie, il faut s’y attendre, s’y préparer, et donc s’y prendre en avance.

Cartes SIM partout?

Je me procure, dans chaque pays (quelle que soit la durée de mon séjour) une nouvelle puce pour mon téléphone portable.

La raison en est très simple: les coûts très souvent extrêmement bas (de départ, comme de communication). Par exemple, au Sri Lanka, une carte SIM coûtera autour de 200rps (avec 150rps de crédit de conversation). Ajoutez 99rps et vous obtenez 400Mb de données.

Au total: environ 2.20€ de dépense, et l’on peut téléphoner tranquillement services, auberges et amis sans me soucier du prix dérisoire des communications (et au pire, on achète une recharge à 100rps, ~0.75€, et on est bon. Pour une recharge de 1’000rps (~7,30€), l’on a de quoi téléphoner une quinzaine de minutes en Europe.

J’ai commencé à dresser un tableau des cartes SIM dans le monde: comment se les procurer, comment ça marche, etc. À ce propos, si vous détenez des informations sur certains pays, n’hésitez pas à me contacter pour les y ajouter.

La carte pre-paid de mon pays d’origine, une sécurité

Je dispose d’une carte SIM prépayée suisse histoire, entre deux pays, ou entre deux quêtes de carte SIM (selon l’endroit, ça peut prendre du temps) d’avoir un moyen de communiquer d’urgence… En cas de souci, d’annulation de vol, de problèmes de communication en langue étrangère, etc.

Assurez-vous juste que la carte SIM fonctionne aussi à l’étranger.

Conclusion

Au final, tout cela m’a bien aidé: le système marche plutôt bien et ne troue de loin pas mon budget! Par contre, dans certains pays, se procurer ladite carte SIM représente un investissement de temps réel.

Au Sri Lanka par exemple – les futurs abonnés doivent présenter une pièce d’identité… srilankaise. Vous trouverez certainement un srilankais disposé à vous aider, mais cela aura généralement un prix. Cela peut mener à des situations un peu particulières… et à pas mal de pertes de temps, entre marchandages et incompréhensions. J’ai fini par me rendre dans un centre de l’entreprise de communication en question, et aucun problème.

Bref, si l’on ne compte pas, on peut facilement se procurer ce qu’on veut assez rapidement (attention cependant, on a essayé de me refiler au Sri Lanka une carte utilisée pour un prix 10 fois plus élevé que le local, et l’on m’a aussi vendu en Chine une carte qui ne fonctionnait pas avec mon mobile, alors que l’on m’assurait que c’était le cas… et après on n’a pas voulu me rembourser, je n’avais qu’à savoir moi-même, tiens)!

Le mieux est donc toujours de se renseigner auprès des personnes de votre guesthouse ou logement, ou auprès d’un local qui vous paraît sympa et pas intéressé avant d’entreprendre la course à la carte SIM ;)

Ce billet a été publié le Dimanche, juin 13th, 2010 à 05:36 dans la catégorie Techno & Voyage. Vous pouvez suivre les réponses grâce au flux Commentaires RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou effectuer un trackback depuis votre site.

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