Apprendre à conduire, se perdre, puis revenir
J’étais en Chine et je ne voulais plus repartir. J’ai goûté aux Philippines et j’ai su que je ne voudrais jamais revenir. Et me voilà comme prise dans les filets de la Thaïlande, dans la ville de Chiang Mai, avec des racines qui me poussent aux pieds, sans raison vraiment tangible ou apparente.

À Chiang Mai tout est circulaire, la musique et les allers-retours des habitants y forment comme une boucle. Immergé dans la circulation, on longe les vieux murs, on frôle les canaux, toujours en rond. Il faut savoir prendre les virages et s’arrêter aux bons moments.
Et une fois pris dans la spirale, on a du mal à en sortir. C’est l’histoire de tous les voyageurs qui ont décidé de poser leurs valises ici. Pourquoi Chiang Mai? Ils ne savent pas trop. La ville est belle, la vie est douce… et puis, il y a la nourriture.
C’est à Chiang Mai que j’ai appris à conduire. Rythmée par la course folle des scooters, la ville s’agite, et il faut pouvoir la suivre.
C’est à Chiang Mai que j’ai connu les délices de se perdre, sans crainte de ne pouvoir revenir. On y retrouve toujours sa route.
Ce billet a été publié le Jeudi, juillet 29th, 2010 à 12:38 dans la catégorie Thaïlande, Train de Vie. Vous pouvez suivre les réponses grâce au flux Commentaires RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou effectuer un trackback depuis votre site.


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