La dame qui m’a montré que j’avais des ailes…
… un peu cachées et poussiéreuses, mais bien là :)
C’est un billet un peu particulier, dans le cadre du Ada Lovelace Day.
Je rends hommage à une personnalité féminine de l’univers scientifique et/ou technologique qui m’a particulièrement touché et inspiré.

C’était il y a bien quelques années que ma maman, qui à l’époque ne savait pas trop encore comment décrire mon travail, m’apportait un article découpé dans le journal Coopération: « tiens, cette fille, elle fait ce que tu fais je crois ». Cette demoiselle, photographiée dans un univers très rose avec un beau spéciment de chat indien…
…n’était autre que notre Stephanie Booth nationale (qui aime toujours autant le rose).
Séduite par ses paroles sur les blogs et la présence en ligne, elle m’a fait réaliser « Wow, mais alors, ce que je fais pour le fun ça peut vraiment devenir un métier ». Elle m’est apparue comme la dame qui avait mis les mots sur ce que je ne savais pas encore qualifier – une révélation quasi mystique.
Plus tard, je suivais ses aventures discrètement sur Twitter (le fameux outil qui rapproche). Et puis un petit je ne sais quoi (une histoire de cartes de visite) retint son attention et elle me contacta « Hey, tiens, quelqu’un qui fait dans l’accessibilité en Suisse ». Sans trop de façons, elle m’invita à prendre un bon dîner à Lausanne et nous en conclûmes que professionnellement, on pourrait bien s’entendre.
Sur le retour, j’étais toute impressionné: c’était bien la fille du journal d’il y a quelques années, en chair et en os. Nous avons gardé contact et elle m’a emmené sillonner les cîmes des Alpes vaudoises… c’était mon tout premier voyage sac au dos « seule » (avec des personnes dont je ne savais pas grand chose).
Nous n’avons finalement jamais travaillé ensemble… mais cette petite étincelle s’est transformée en une belle amitié, et la douce Stephanie est aujourd’hui bien présente dans mon quotidien!
Ce que cette femme m’a apporté, ce n’est pas vraiment un bagage scientifique, ni technique – mais plutôt une sorte d’aura psychologique, analytique (et surtout libératrice) autour de ce monde si masculin dans lequel je me sentais plutôt petite et fragile. Si vous êtes sur plongeoir et que vous n’osez pas vous lancer, Stephanie vous invitera à vous asseoir pour calmement vous démontrer à quel point ce saut c’est quelque chose dont vous réalisez déjà pleinement le potentiel… et l’âme sereine, vous réaliserez un magnifique périlleux!
Il est de rares rencontres qui vous donnent des ailes et qui vous mettent des chansons plein la tête. Celle-ci en fait partie!
Ce billet a été publié le Mercredi, mars 24th, 2010 à 23:04 dans la catégorie Gens d'Ailleurs, Suisse. Vous pouvez suivre les réponses grâce au flux Commentaires RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou effectuer un trackback depuis votre site.
Les Alpes vaudoises & Stephanie Booth (avec son inséparable Bagha)



